Un Peuple de Handicapés ?

Publié le par Stéphane Gendron

Bravo à Lysiane Gagnon. Quelle Dame à l'opinion posée et réfléchie! En début de semaine dans La Presse, Mme Gagnon partageait avec nous son analyse de la pseudo crise linguistique au Québec. Crise alimentée par les bons vieux leaders séparatistes accompagnés d'une artillerie lourde de plus en plus défaillante. Pour lire le commentaire, cliquez ici.

"Voilà bien le comble de l'élitisme. Ce qu'ils nous disent, au fond, c'est qu'il faut décourager, en tout cas ne pas trop encourager, l'apprentissage de l'anglais dans les écoles publiques. C'est cette masse unilingue qui, faute de choix, constituera, métaphoriquement parlant, la chair à canon de la survivance linguistique pendant que la bonne société, évidemment, s'organisera pour faire apprendre l'anglais à ses enfants."

Cet extrait de Mme Gagnon résume toute la situation.

De plus, faut-il ajouter à cet argumentaire de la Survivance que cette obsession demeure trop souvent basé sur la "peur de disparaître" (comme celle de la peur de l'Étranger). Cette peur existe mais celle-ci est irrationnelle. La peur ne doit pas dicter l'orientation des politiques publiques.

Maintenir un peuple dans l'ignorance pour mieux le contrôler est un vieux précepte digne des leaders crapuleux. Maintenir le Québécois moyen et nos enfants dans l'ignorance de l'anglais ou de tout autre langue en émergence est le signe d'une étroitesse qui fera de nous - tout simplement - un peuple de handicapés sociaux.

Cette semaine, Barak Obama reprenait une phrase célèbre de la psyché américaine: "We have nothing to fear but Fear itself."

Faute de leadership, le Québec traverse actuellement sa véritable Grande Noirceur.

Stéphane Gendron

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Lorraine Verona 25/02/2008 21:29

A Nicole,Merci pour tes commentaires.  Je suis bien consciente que l'anglais ne fait pas partie de la culture des gens de la ville de Québec.  Et oui, j'avais remarqué que dans le domaine de l'hôtellerie et les restaurants, leur anglais était suffisant.  Peut-être que j'ai appris l'anglais parce que j'ai été élevée à Montréal, et que nos voisins eux ne parlaient pas français.  Aussi, j'ai toujours travaillé dans des entreprises dont les propriétaires étaient anglophones alors je voulais aussi pouvoir communiquer facilement avec eux.La meilleure façon d'apprendre l'anglais, si jamais ça te tente, c'est d'écouter les soaps en après-midi.  Ils utilisent un vocabulaire pas sophistiqué, les comédiens articulent assez bien, d'ailleurs, un ami à moi à appris de cette façon.  Mes grands-parents maternelle étaient Irlandais.  Ma mère n'a jamais parlé anglais dans la maison, elle a même pris des cours de diction pour perdre son accent gaspésien quand mes parents sont venus s'installer à Montréal.  J'ai sûrement du sang Irlandais et ça m'a peut-être aidé à apprendre la langue, je ne sais pas!J'aime bien ton commentaire sur Harper.  J'avais comme un peu peur qu'il ne fasse pas le nécessaire pour le parler et non pas seulement le lire, mais quand j'écoute les débats à la Chambre des Communes, je peux constater qu'il a fait un grand progrès en français. Comme je ne suis pas une fan de Pauline et bien même si elle était parfaitement bilingue, elle n'obtiendrait jamais mon vote.Bonne fin de journée,Lorraine

Nicole Gotié 25/02/2008 18:28

Lorraine, Nous n'avons pas choisi c'était comme ça on nous apprennait le français, mes parents ne parlaient pas anglais non plus. La connaissance de l'anglais n'était pas nécessaire à l'époque....J'écoute les nouvelles en français à TVA ou radio-Canada nous avons quand même les nouvelles internationnales. Si j'écoutait les nouvelles en anglais je ne comprendrais rien...pourquoi...parce qu'ils parlent trop vite, le temps que je prendrais pour traduire la première phrase j'aurais perdu le reste. Pour travailler à Québec les employeurs n'exigent pas l'anglais, dans certains domaines comme la restauration et l'hôtellerie la connaisance de  l'anglais est recommandé, d'ailleurs  les visiteurs qui viennent à Québec n'ont pas de difficultés à se faire répondre en anglais dans les quartiers touristiques, les restaurants offrent même des menus dans les deux langues les employés d'hôtels parlent aussi les deux langues. Quand je dis que les touristes devraient apprendre le français je veux dire quelques mots de politesse comme merci, bonjour, ect...et ça fontionne dans les deux sens, quand je suis allé à Toronto je savais que j'allais dans une ville anglophone je m'adressais aux gens en anglais . C'est moi qui faisais l'effort de parler leur langue...on dirait que c'est comme une règle de grammaire l'anglais l'emporte sur le français... Les Québécois qui veullent vraiment apprendre une seconde langue et même une troisième peuvent le faire, il se donne des cours de langues pour adultes. On fait une véritable crise d'anglophobie dans ce temps ci.Pauline Marois même si elle était parfaitement bilingue ça ne changerait rien elle aurait juste plus de facilité à dire en anglais ce qu'elle dit en français elle aurait la même vision de la politique. Souvenez-vous Stéphen Harper lorsqu'il a été élu premier ministre du Canada, il ne parlait pas bien le français pourtant dans ses discours il s'adressait aussi bien aux francophonnes qu'au anglophones et personne ne passait de commentaires la dessus et ça ne la pas empêché de se lancer en politique et il a apprit la langue en cour de mandat,  idem pour Pauline. Bonne journée.Nicole.

Lorraine Verona 25/02/2008 02:47

A Roger Riendeau et Stéphane,La base de la langue française commence par bien prononcer la lettre et le chiffre n'est-ce pas ?  Et bien si vous prenez le temps d'écouter que ce soit a la télé ou a la radio, comment on prononce les chiffres six et dix et bien juste ces deux grosses erreurs feront qu'un non francophone qui se fie a ce qu'il entend ne le prononcera pas correctement. et ça m'agace depuis longtemps, surtout quand j'écoute LCN ou TVA...je rage des fois!On peut faire des erreurs de français que ce soit en le parlant ou en l'écrivant, mais il me semble que certains commentateurs ou journalistes font vraiment pitié avec un vocabulaire très limité.  Je pense a Claude Poirier.  Je l'aime bien, mais qu'il est limité dans son vocabulaire quand vient le temps de relater soit des faits ou gestes.   Un animateur que j'ai bien aimé mais que j'oublie d'écouter depuis qu'il est le matin, c'est Guy Simard.  D'abord, le timbre de voix et ensuite l'habileté a expliquer certaines manchettes ou nouvelles.   Quant a Gilles Proulx et bien Stéphane, il faut comprendre que vous étiez une menace pour lui.  D'abrod vous l'avez apostrophé au début de l'Avocat et le Diable - ses commentaires sur la jeune fille qui avait été violée- son départ forcé de TQS et puis vous êtes engagé par Corus pour le retour....un peu de la paranoia selon moi.  Mais si il avait invené cette histoire, ça ne vous mettait pas la puce a l'oreille????  Y'a toujours des jaloux vous savez.Lorraine

Lorraine Verona 25/02/2008 02:32

A JF....merci pour les bons voeux mais s.v.p. faites moi plaisir et appelez-moi Lorraine...tout simplement :-)) 

Lorraine Verona 25/02/2008 02:31

A Nicole...merci pour tes bons voeux :-)Je lisais ton commentaire et je me disais que finalement, les gens de Québec ne sont pas pour le bilinguisme...ce n'est pas une découverte que je fais maintenant mais je te lis et je me pose certaines questions.Plus jeune, je me souviens que j'écoutais des émissions en anglais, comme Mickey Mouse -9 a 11 ans-, adolescente, je ne manquais pas un épisode du Dr. Kildare avec Richard Chamberlain. Le dimanche soir, chez nous, c'était le Ed Sullivan Show.  Bon on ne parlait pas anglais dans la maison, mais, on avait des voisins Italiens qui ne parlaient qu'anglais.  A l'école, au secondaire, nous avions 2 cours d'anglais par semaine et le professeur insistait que tout ce qui se disait dans la classe durant son cours devait être dit en anglais.  Je peux dire que ce professeur avait le talent d'intéresser toute la classe a parler en anglais durant ses cours. Plus j'avançais en âge, plus j'aimais écouter en anglais.  D'abord les films, je détestais et je déteste encore les traductions.  Ensuite, les nouvelles.  J'imagine qu'a Québec vous êtes aussi intéressés a savoir ce qui passe ailleurs dans le monde non ?  Surtout ces derniers temps avec les USA.  Alors ça ne vous tente pas d'aller écouter ce que les Américains ont a dire et le comparer aux nouvelles qu'on en fait au Québec ?  J'écoute aussi TV5, et la BBC et pour moi, c'est comme une revue de presse quotidienne.Ou, est-ce que je me trompe et les gens de Québec ne veulent pas essayer d'améliorer leur culture et une deuxième langue ?  Je ne veux pas que tu penses que je suis effrontée de te demander ça mais ça me chicotte comme on dit.Pour Pauline et bien tu m'excuseras mais quand une personne veut se lancer en politique, quelle soit native de Québec ou de Jasper Ontario, il est primordial de parler les deux langues et elle aurait du voir a apparendre l'anglais bien avant ces derniers mois.Quant aux touristes, il ne faut pas oublier que leur passage est très souvent de courte durée. Et puis quand une ville, une province, un pays veut que l'économie touriste soit au maximum, on se doit d'accepter de leur répondre dans la langue universelle, l'anglais.Lorraine