L'Affaire Bruno Fortier

Publié le par Stéphane Gendron

La délégation générale du Québec à New York! Un endroit fabuleux. J'y suis déjà allé du temps où j'étais au Cabinet de Monsieur Garon. Les bureaux étaient au Rockefeller Center. J'avais été reçu par le Déléguée lui-même, Kevin Drummond, originaire de la région de Huntingdon et surnommé le "gentleman farmer". Un homme intègre, sobre et d'un professionalisme légendaire. Un homme courtois. Puis, j'avais lorgné un emploi à la Délégation de Boston, un autre endroit superbe avec vue sur la Bay. J'avais aussi été convoqué en entrevue pour le poste de Directeur adjoint à la Délégation de Washington. Je me souviens de cette entrevue - étrange. Ce qui m'avait coulé - je crois - c'est ma réponse concernant ma collaboration avec l'Ambassade du Canada. Ma naïveté avait sans doute soulevé les soupçons d'un gouvernement péquiste qui cherchait la guerre avec Ottawa. Moi, un collabo. Je n'ai pas eu le poste...

Tout ça pour vous dire que ce genre d'emploi - on le prend n'importe quand. Probablement que Fortier ne s'est pas questionné sur ses compétences. Il a saisi l'offre de son ami d'enfance (Jean Charest) comme une marque de confiance. Une offre que l'on ne peut refuser.

Une fois rendu à NYC, on a l'appartement de fonction, le cuisinier et sans doute un chauffeur. On fait parti du corps diplomatique. Les contacts, une réception ici et là, vendre le Québec comme étant un paradis d'excellence et de compétition. Représenter un peuple qui est latin et débordant de vie malgré la rudesse de nos hivers. Et les Canadiens qui font les séries! De quoi nous enfler la tête jusqu'à demain matin.

Fortier a voulu faire la job. Il a échoué. Est-ce vraiment nécessaire d'accuser la Ministre Gagnon-Tremblay de menteuse ? Elle a mentionné que Fortier avait fait l'objet d'une décision administrative. À ce que je sache, les mesures disciplinaires font parti du pouvoir de gérance de l'Employeur - en l'occurrence le Gouvernement du Québec. Réprimender, suspendre et congédier font parti des mesures dites administratives. Pourquoi déchirer sa blouse en accusant la Ministre de mentir ? Le bon peuple n'a pas à s'imiscer dans les relations de travail de l'Employeur. Fausse crise provoquée par l'ADQ.

Ce qui étonne, c'est que Fortier réclame de parler. Il manque à son devoir de réserve. Il n'a pas d'éthique. Il veut laver son linge sale en public ou il est carrément débile. Un ou l'autre. Mais avouez avec moi qu'il n'aide pas sa cause. Aujourd'hui, Charest via Fournier accepte sa comparution devant une commission parlementaire. Charest a donc laissé tombé son ami d'enfance.

Et bien je dis BRAVO à Jean Charest pour ce geste. Il a fait passer l'intérêt de l'État avant l'amitié. Cette action méritait d'être soulignée. Et de grâce, laissez tranquille Mme Gagnon-Tremblay.

Stéphane Gendron


Publié dans huntingdon

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antisarkozyste 17/04/2008 18:02

j'ai trouvé cette pétition, pétition pour la déstitution de sarko, je la trouve intéréssante, j'ai signé et je vous invite à signé sur : www.antisarkozysme.com

sylvie 12/04/2008 00:13

POUR CE QUI EST DE LAVER SON LINGE SALLE EN PUBLIQUE, JE CROIS QU'ON PEUT LE FAIRE SI SA CONCERNE DE L'ARGENT DES CONTRIBUABLES, LORS D'UNE ENQUETE.....SI ON VEUT FAIRE DES DÉCLARATIONS PUBLIQUE SUR LE CAS, C'EST MEME NÉCESSAIRE.POUR CE QUI EST DE STÉPHANE, POUR FAIRE RÉPONSE AU COMMENTAIRE DE LUC BERTRAND, JE PENSE QUE C'ÉTAIT ABSOLUMENT CORRECT DE DÉNONCER LE COMPORTEMENT DE LA JUSTICE ET DE RENDRE DES COMPTES AUX BARREAU, ILS FALLAIT LE FAIRE ET JE CONSIDÈRE QUE STÉPHANE A EU RAISON.! J'AURAIS FAIT LA MEME CHOSE!CONGÉDIER UN DG EN PUBLIQUE PAS NÉCESSAIRE, MAIS BIEN ENTENDUE S'IL Y A MAGOUILLE SUR LE DOS DES CONTRIBUABLES, OUI!EN TANT QUE POLICIEN ILS NE PEUVENT ETRE PARFAIT MAIS ILS SE DOIVENT D'ETRE TRANSPARENTS VIS A VIS LEURS POUVOIRS....ET LEURS DÉPENSES...SURTOUT SI C'EST L'ARGENT QUI VIENT DE NOS POCHES!

marithe :0010: :HELLO: 10/04/2008 10:36

coucou stéphaneje suis honorée par ta visite sur mon modeste blog   ..  tu sais je ris des fonctionnairs car je suis aussi fonctionnaire ..et ici en france, plus ça va , plus le nombre de fonctionnaires d'(état va diminuer   car il n'y a plus de sous pour nous payer ...remarque c'est pas avec que qw'ils me paient  que ça va faire un déficit ..A ce que je vois,  chez vous  c'est comme chez nous, magouilles et compagnie non ???bonne journée  ..ici il est 10h30 à peu près ...

Luc Bertrand 10/04/2008 08:30

Bonsoir Mr. Gendron, Le lavage de linge sale auxquel je me référais à votre sujet était vos démélés avec le Barreau, dont j'étais quand même en accord avec votre position et votre défense, qui ont été rendus publics durant vos émission de radio et de télé. Je sais que ce n'est pas dans la même proportion et contexte que le cas de Mr. Fortier, mais vous y aviez règlé vos comptes personnels dans le cadre de vos fonctions d'animateur. Pour ce qui est de Mr. Chenail, comme vous le dites si bien, sa conduite et ses actions sont imputables devant le peuple, donc oui il doit rendre des comptes et c'est très justifié. Aura-t-il droit à l'immunité politique ?? Vous demandiez si le congédiement d'un DG est d'intérêt public. Oui il l'est, ou devrait l'être, si ce DG est mandaté ou salarié de l'État.  De nos jours, ce qui est d'intérêt public, c'est ce que les médias décident bien de nous montrer, ou ce que les stratèges politiques laissent fitrer.À +Luc Bertrand, Valleyfield

Luc Bertrand 10/04/2008 06:06

Bonjour Mr. Gendron,Cette affaire fait la manchette à outrance, je trouve que le sujet a pris des proportions énormes surtout pour un dossier qui relève des affaires internes de l'État. Hé oui, les "journaleux" doivent vendre des copies, des tonnes de copies, et les politiciens adverses se doivent de tenter de déstabiliser Mr. Charest bien installer dans son fauteuil doré. Une gué-guerre de tranchées, on veut la tête de l'un et faire trébucher l'autre. Lorsque l'opinion publique est rendue à juger et condamner de tels évênements, à débattre sans en connaître tous les détails et les faits, je me dis que l'on s'éloigne des "vraies affaires" encore une fois... Le Québécois me fait penser à quelqu'un qui tire de tous bords tous côtés, sans s'arrêter et de bien viser, une poule sans tête qui courre affolée, du genre : "Donnez-moi une nouvelle que je puisse chialer et me défouler". Sport national ?? Mr. Gendron, vous semblez étonné que Mr. Fortier veuille se défendre sur la place publique, pourtant c'est à cet endroit que le débat est rendu. Je comprend parfaitement que ce dossier se devait de rester à l'interne, mais trop tard, des gens en manque d'inspiration et de GBS en ont fait leurs chous gras, et c'est la dérive. De votre côté Mr. Gendron, vous avez par le passé, également lavé votre linge sale en public... auriez-vous des regrets ?? Je crois que Mr. Fortier veut donner sa version  pour rétablir les faits et faire taire les mauvaises langues... et dieu sait qu'il y en a. Pour terminer, je suis en désaccord avec votre point de vue lorsque vous dites que Mr. Charest fait un beau geste en faisant passer l'intérêt de l'État avant l'amitié...  et vous croyez cela !!  Mr. Charest, s'il aurait refuser de comparaître, aurait été traité de vendu, d'être du bord des "ti-namis", ce serait lui qui aurait été traîné sur la place publique, c'était pour lui et son équipe de conseillers la meilleur des options... sauver sa peau. Mr. Charest n'a pas laissé tomber son "ami", il a plutôt pris la sage décision de coopérer pour faire taire les allusions à son endroit. Il faut reconnaître que la politique est un milieu hostile où l'amitié peut virer d'bord sur un dix cents assez vite merci. La rançon de la gloire, ou bien la soif de pouvoir. Je vous cite : " Le bon peuple n'a pas à s'imiscer dans les relations de travail de l'Employeur."  À double-tranchant car le bon peuple est l'Employeur... du moins en théorie, sûrement pas en pratique.Bonne Journée !!Luc Bertrand, Valleyfield

Stéphane Gendron 10/04/2008 07:04


Bonsoir Luc: attention. Je pense que le lavage de linge sale en public auquel vous référez est celui avec M. Chenail. Un élu, un politicien, un gars imputable devant le peuple et le public, comme
moi d'ailleurs. Mais pour congédier un DG, est-ce vraiment d'intérêt public ? Merci, Stéphane