L'Inceste politique a un nom...

Publié le par Stéphane Gendron

À pleines pages ce matin - Dimanche le 18 mai  et sans doute demain aussi - nous pouvons admirer en filigrane un Jean Charest "studieux," faisant "semblant" d'écrire un message à la Nation. Près de son sein, on y voit les termes évocateurs: "Démocratie" et "Liberté". Puis, dans le coin gauche, le message de Jean Charest concernant la journée Nationale des Patriotes.

Les Patriotes se sont battus pour un Gouvernement responsable vis-à-vis le pouvoir exécutif britannique, directement sur le terrain de ce qui en restait de cet Amérique du Nord britannique. Le combat était aussi mené par le chef patriote du Haut-Canada William Lyon McKenzie, le confrère politique de Louis-Joseph Papineau, lui-même oeuvrant au Bas-Canada. On connaît la suite: la seule victoire des Patriotes au Bas-Canada fut celle de St-Denis-sur Richelieu, d'où le nom de la célèbre artère du quartier latin à Montréal.

Plusieurs combats se sont déroulés aussi à l'extérieur de la Vallée du Richelieu, dont à St-Rémi, ma ville d'enfance, où le curé Pierre Bédard supervisait à l'époque la construction du magnifique temple religieux d'architecture romane que nous pouvons admirer encore aujourd'hui. Les murs en pierre des champs étaient à peine montés en 1837-38 que les Anglais y ont vu une menace de fortification. Attaque préventive des Anglais qui s'est soldée par un mort parmi les Canadiens, dans la grande maison à trois étages des Riendeau que l'on peut encore admirer dans le rang Notre-Dame à la sortie de la Ville. Au terme du procès des Patriotes, un fils de St-Rémi, Pierre Rémi Narbonne, sculpteur artisant, fut pendu au pied du courant avec le Chevalier De Lorimier. On peut aujourd'hui admirer son oeuvre intitulée "Le Calvaire" dans le rang Ste-Thérèse, près d'une maison de pierre datant du Régime français.

Il y a aussi cette déclaration d'indépendance du Québec prononcée par le Confrère d'armes de Louis-Joseph Papineau, Wolfred Nelson, lue solennellement dans la région de Lacolle et Noyan. Une Déclaration qui eut l'effet de quelques heures, en attendant la prochaine ...?

Tout ce long détour historique pour vous exprimer mon dégoût vis-à-vis un Jean Charest qui est passé maître dans l'art de l'inceste politico-médiatique en se servant honteusement et effrontément de nos symboles nationaux et de nos fonds publics pour faire l'auto-promotion de sa petite personne en mal de popularité. On avait tous dénoncé à l'époque les capsules de Radio PLQ-Corus Entertainment- 98,5FM. Depuis un bon moment, le manque d'éthique de ce sinistre personnage pousse l'effronterie à prendre sa propre image "studieuse" pour commémorer le courage politique des patriotes qui se sont battus pour un régime de Gouvernement responsable.

Quel inceste politique puant, Monsieur Charest !

Cessez de prendres nos argents pour nous présenter une image photoshopée de votre personnage. Votre vide ne sera jamais assez plein de votre suffisance.

À quand les règles d'éthique en matière de publicité gouvernementale ?

Dernière heure: Jean Charest pavoise acuellement avec Alain Juppé, ce petit Maire de Bordeaux accusé à l'époque d'abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêt et au centre d'un système de financement occulte, puis condamné au criminel en France, avec une peine de 14 mois de prison. Au moins, l'ex-conjointe de Maxime Bernier n'avait pas de dossier criminel !

Stéphane Gendron

Charest en compagnie d'un condamné au criminel et à la prison pour fraude et emplois fictifs : Alain Juppé



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Jean Bottari 18/05/2008 22:38

Bon dimanche Stéphane,Dès son arrivée en France, John James Charest a été acceuilli par Alain Juppé. Il l'accompagne dans ses déplacements officiels depuis. Selon moi c'est là un indicateur important du peu d'importance qu'accorde l'élysée à M Charest et par le fait même au Québec. Il n'y a pas si longtemps nos premiers ministres étaient reçus en France comme de véritables chefs d'État. Il n'a aucune crédibilité assis aux côtés de cet homme.

philux 18/05/2008 15:19

Une image vaut mille mots... oui, mais... pour chacun d'entre nous! Alors mille fois sept milliards d'individus égale un paquet d'interprétations. J'avoue que ça sent la salive... Par contre, ça serait quasiment arme inégale autrement. Bonne question. À quand une éthique de l'image?