L'inhumation de Mario Dumont ou de l'ADQ ?

Publié le par Stéphane Gendron

Les derniers sondages publiés ce matin font état d'une descente encore plus profonde dans la fosse pour l'ADQ. Dommage pour un parti politique qui avait renoué avec les profits au niveau financier et qui roule bien en terme de membership. Ce qui étonne, c'est la candeur des Québécois dans l'opinion publique qui se laissent attendrire par une campagne médiatique de Charest - menée à grands frais de fonds publics - pour nous donner l'impression d'une certaine activité. L'empressement à "sauver la salle des nouvelles de TQS" est un autre triste épisode qui aurait du susciter le dégoût.

Rien de neuf sur le sujet puisque le succès en politique est basé généralement sur deux fondations tout à fait différentes l'une de l'autre : le travail acharné basé sur la compétence et le leadership ou les impressions laissées dans l'imaginaire collectif. Les fondations du succès de Charest reposent sur cette dernière. Du sable et du vent.

Pauvre Mario Dumont qui - de son côté - continue de creuser sa propre tombe. Le Parlement siège et se dirige en session intensive (si ce n'est déjà le cas) et nous avons l'impression que nous sommes déjà en vacances estivales. Mais que se passe-t-il durant les débats? Personne pour dénoncer le leurre des éoliennes. Personne pour dénoncer l'abus de fonds publics dans la publicité gouvernementale et le manque d'éthique. Personne pour dénoncer le copinage de Charest avec Alain Juppé, criminel condamné par la Justice française. Personne pour dénoncer la folie du CHUM à Montréal. Personne pour dénoncer l'aplaventrisme devant le 60è anniversaire de l'État d'Israël. Personne pour dénoncer le début des travaux du pont de la 25 avant l'obtention des autorisations nécessaires. Personne pour dénoncer le ridicule du projet de loi sur l'égalité entre les hommes et les femmes de l'Assemblée Nationale alors que ce principe est inscrit dans nos deux Chartes des droits et libertés depuis 1976 et 1982. La crise forestière et l'effondrement du secteur manufacturier dans nos régions sont toujours à l'ordre du jour? Et que dire de l'échec des Fonds FIER? ... Et pis encore, l'ADQ n'offre que bien peu de solutions à une alternative que l'on croyait possible il y a à peine une année. Bref, la nouvelle équipe de communication de l'ADQ semble s'être déguisée en courant d'air.

Québec Solidaire et le Parti vert combinés sont sur le point de dépasser l'ADQ en terme de pourcentages au niveau des intentions de vote (12% vs. 14%). Qu'est-ce qui cloche à l'ADQ qui - selon toutes vraisemblances - est en faillite technique "politique" ? Le chef ou la machine?

Stéphane Gendron

Publié dans huntingdon

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darkirish 30/05/2008 06:59

J'èspere que vous finirez par comprendre que Mario Dumont et l'ADQ n'ont que
profiter d'une vague de mécontentement de la part des Québecois aux
dernières élections, et même malgré la très faible popularité de M.
Charest et M. Boiclair à ce moment la il n'a pas réussi à prendre le pouvoir, imaginer
maintenant. La pente est plus facile a descendre qu'a monter plutot a remonter dans son cas.

Luc Bertrand 30/05/2008 00:42

Bonjour M. Gendron, C'est dommage pour L'ADQ, je devrais dire que c'est plutôt dommage pour M.Dumont... car l'ADQ est un parti sans véritable idéologie, qui je vous le rappelle, a été fondé sur un différent de M.Dumont et cie, face à la position du PLQ sur l'entente de Charlottetown. Un parti réactionnaire, oui, idéologique, non. La création du PQ, au temps des Lévesque et cie, partait d'une idéologie... Aujourd'hui, les partis QS et Vert ont beaucoup plus d'idées que le PQ et le PLQ réunis... Et pourtant... De tous les chefs de parti, au Québec, Mario Dumont est celui qui m'inspire le plus confiance, qui est le plus près de la réalité des gens et des régions, en somme, il est celui qui est le plus terre-à-terre. Un chef et son parti, partis. Dommage pour le chef, car le capitaine coule avec son bateau. La position confortable de M.Charest lui vient du fait que les bases du PLQ au Québec sont solides et profondément ancrées dans l'imaginaire québécois... Également, il évite les combats de coqs et laisse aux autres toute la place... pour qu'ils puissent se dévorer entre eux. Un bon politicien, mais sûrement pas un grand visionnaire, à mon avis. Certains diront : "Nous avons les politiciens que l'on mérite..." sauf que nous méritons beaucoup mieux, visionnairement parlant.Salut !Luc Bertrand, Valleyfield

Dedy 29/05/2008 23:53

Le 41% à Charest, je n'y crois pas. C'est impossible que les Québécois soient aussi peu intelligent pour s'apercevoir que Charest est un incapable. Il a donné à des comités le soin de décider à sa place sur plusieurs points qu'il aurait dû agir lui-même avec ses ministres et ce très rapidement sans nous en faire coûter un fortune. Mais malheureusement ce ne fut que pas le cas et les Québécois seront capables de voir clair dans son jeu au prochain scrutin. Charest est un incompétent pour diriger qoui que ce soit.

philux 29/05/2008 22:35

à dino...saureLe pire c'es qu'ils se servent des sondages pour déterminer les publicités qui elles à leure tour influence les sondages....merry go round and round and round...

dino...saure 29/05/2008 20:43

vous avez une vision très claire d'un sujet assez nébuleux. Permettez moi de remettre en question le principe des sondages lui-même....On prend bien les pourcentages qui nous plaisent dans ces mécanismes et on peut poser les questions a un nombre très X d'individus...Ainsi je préférerais toujours un sondage qui a reçu des réponses provenant de plus de 50,000 individus a travers le Quebec, ce qui est extrèmement rare...mais vous savez il est si facile de faire gober quoi que ce soit si c'est écrit dans le journal...ou est l'esprit critique? enfoui, dissous!! Le lecteur ne devrait pas se contenter d'une information aussi nébuleuse car il y a plus d'une façon de poser des questions.