Reconstruire ou Rêver ?

Publié le par Stéphane Gendron

Je lisais ce matin le dossier spécial du Journal de Montréal portant sur des idées de "grandeur" pouvant redonner à Montréal toute sa splendeur des années de l'Administration Drapeau. J'ai lu toutes ces propositions avec un sourire, puis un  sentiment de nostalgie. C'est d'ailleurs ce qui enveloppe le Québec actuellement : la nostalgie des belles années boomers. Ces années où - un peu partout dans le monde - nous bâtissions et construisions, et où la marge de crédit n'avait pas d'importance.

On bâtissait, et on empilait les comptes pour les générations futures.

Or, les générations futures ont passé, et durant ce passage, l'État - de concert avec les citoyens - ont oublié d'entretenir la Maison. Puis - comme une automobile dont on n'oublie de faire le changement d'huile - le moteur s'est mis à claquer, la transmission à glisser, et la surchauffe nous a rattrapé.

On voudrait tous redonner à Montréal cette idéal de splendeur effervescente des années de Jean Drapeau. Hélàs, les coûts de rénovation en infrastructures sous-terraines de Montréal s'élève à 5 milliards de dollars. Le déficit actuarielle des caisses de retraite des employés municipaux explose. À titre d'exemple, remplacer un seul camion incendie coût environ 800 000,00$ dans le budget de la Sécurité publique. Construire un CHUM de béton nécessitera une injection d'au moins 2 à 3 milliards de dollars alors que le territoire est parsemé d'hôpitaux et que la population québécoise baissera en nombre d'ici quelques années!

Moi, je rêve d'un politicien qui ne fera pas de promesse. Qui ne fera pas de clips électoraux. Qui ne soupoudrera pas des millions à gauche et à droite. Qui va seulement me dire: je vais reconstruire et administrer. Qui va me dire : laisser moi faire le ménage dans un premier mandat, et on verra ensemble APRÈS. Un peu comme la mairesse Boucher l'avait fait lors de son élection à la Mairie de Québec: pas de pancarte, pas de budget, pas de slogan bonbon et pas de sourire pepsodent, ni de petits enfants dans les bras de politiciens dîplomés de l'École Nationale de l'Humour.

Nos politiciens nous vendent du rêve pour les 20 prochaines années : il s'agit d'une fausse vision. D'un leurre, d'un mirage. Le mur est devant nous et on perd notre temnps à regarder par-dessus celui-ci. Mieux vaut déménager son cerveau ailleurs et ne plus perdre son temps avec la politique.

Stéphane Gendron

 

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Jean Lespérance 28/11/2008 01:21

Rêver d'un politicien qui ne fera pas de promesses, c'est rêver en couleur. Autant rêver à un politicien qui ne dira pas de mensonges. Quand j'entends Charest dire qu'il a créé des groupes de médecines familiales, j'ai le goût d'en rire. Ce n'est pas lui qui crée les groupes. Ce sont les citoyens qui s'organisent entre eux pour garder leurs médecins en régions. Ma cousine à Grand-Mère a formé le sien et n'a pas attendu après Charest pour le faire. Il s'approprie le mérite du travail des autres, c'est démagogique et honteux.

Carol Tremblay 26/11/2008 18:00


Débat des témoins de Jéhovah hier soir
«Ça va mal! T’as pas compris», répétaient en choeur les trois principaux chefs sans peur, mais cent reproches. En faisant une visite aux malades ce matin, il y avait un patient qui venait de subir un quadruple pontage cardiaque. Il n’avait pas attendu trop longtemps et ce n’est pas cela qui l’inquiétait. C’est que pour raccourcir les listes d’attente et allonger la rubrique nécrologique, le gouvernement du Québec - tous les partis étaient d’accord - a recyclé les employés, techniciens, ingénieurs et entrepreneurs qui avaient jadis participé à l’élaboration des viaducs qui s’effondraient sous le poids des pigeons perchés sur les structures. Un pigeon bien gras peut peser une bonne centaine de livres, si c’est un rat de bibliothèque, ou plusieurs kilos, s’il est sédentaire. .
Ce qui surprend le plus, c’est de voir les gens se demander pourquoi le désastre économique actuel. La grande majorité des pays ont mis en place des politiques marxistes. Le marxisme est une aberration. Mais, comme pour Bobino, son auditoire se renouvelle chaque jour: ce qui fait qu’il tourne toujours.
En Chine communiste, un infirmier a déjà prétendu qu’il pouvait faire des chirurgies cardiaques. Son diplôme: une carte de membre du P.C. et l’égalité de tous. Avec ce système de pensée, nous sommes dans le marasme. Et nos politiciens nous offrent encore plus du parfum Karl Marx numéro quatre. Réveillez vous!

dino...saure 25/11/2008 21:46

ma culture n'est pas universelle ....mais elle couvre déjà quelques arpents disait un ami....du temps de Drapeau, la culture générale ne fesait pas parti des moeurs et il était facile d'éblouir les gens avec le monde....éblouissez moi donc avec des étoiles gagne d'endormis...vous vous souvenez de la murale de Jordi Bonet au Grand Théâtre de Québec????....les infrastructures de bases seront toujours mises de côté au profit du fast-food intellectuel qui amène tellement de votes, n'est-ce-pas??? Ou sont donc les batisseurs de l'échangeur Turcot, repus après avoir avalé tant de millions inutilement, ils sont encore là pour refaire quoi d'autres?....Oubliez Jean Drapeau, il est très froid dans sa tombe et pendant qu'on pense a ce dernier les  canalisations s'écroule au même titre que les viaducs....bonne chance!!!

Adriano 23/11/2008 18:47

Reconstrure ou rêver ?
Bonne question pour reconstruire faudrait savoir gérer. A date, ils accumulent tous des fiascos dans leurs CV depuis plusieurs années. Montréal, Montréal et Montréal, il y a d'autre villes dans le Québec. Montréal a eu presque tout ce qu'il voulait ainsi que de gros projets. Ils ont tous été mal évalué, mal administré, mal entretenu comme tout le reste dans le Québec.
Des 100 watts en politiques sont rares, mais des black lights c'est plein.
Rêver ? moi je rêve de ne plus me faire fourrer par eux.
Je ne prendrais même pas la chance de faire gérer un véhicule à patate frite par un de nos élus.
 

Jean Bottari 23/11/2008 18:44

Salutations cher Stéphane,
Entierement d'accord avec vos propos. Un des mes commentaires publié dans un journal se lisait comme suit: "Si j'étais l'un des trois chefs de parti en lice pour le poste de premier ministre du Culbec je ne farais qu'une seul promesse. Soit celle de faire de mon mieux afin de traverser la crise économique et tenter de remettre la province sur ces rails".
J'avais six ans lorsque l'expo fut inauguré, et je m'en souviens comme si c'était hier. Lors des olympiques j'en avais seize et j'ai commencé à m'intéresser à la politique. Jean Drapeau avait Montréal dans l'ame et était passionné et même obsédé par l'épanouissement de sa ville. Il aimait son job et avait le don de "vendre" Montréal au monde entier. Imaginez un maire comme lui aujourd'hui. Avec les nouvelles technologies, Montréal serait à nouveau sur la carte mondiale. Ce n'est surement pas  Gerald Tremblay qui va faire de cette belle ville la capitale mondiale de quoi que ce soit. Il gère sa ville, un point c'est tout. Il ne donne pas l'impression de l'aimer et de la porter dans son coeur. M Drapeau doit se retourner souvent dans sa tombe en voyant les trottoirs glacée et enneigés. Les bacs à recyclages qui crachent les papiers au gré des vents. Les nids de poules qui se tranforment en nids d'autruches. Les vaiducs qui se désagregent et tombent en morceaux. Les gangs de rue qui tiennent tête au SPVM, etc., etc. Y aura  t-il un jour un homme ou une femme avec l'étoffe de Jean Drapeau? Souhaitons le.