Mais où est passé l'ADQ?

Publié le par Stéphane Gendron

Lors d'une récente réunion des troupes adéquistes à Drummondville, on y apprenait la nomination d'un nouveau directeur général en la personne de l'ex-Député Simon Pierre Diamond. Une personne dynamiques mais sans aucune expérience de gestion, encore moins en temps de restructuration et de transition. Au-delà de la personne, cette nomination étonne beaucoup.

Puis on a longtemps attendu la réponse d'Éric Caire à la succession de Mario Dumont. Le seul capable de diriger les troupes à l'Assemblée Nationale, Éric Caire hésite, et avec raison. Comme il le laissait entendre dans une entrevue rapportée dans le quotidien Le Soleil la semaine dernière, il n'est pas question de succéder à Dumont, et de laisser le poste après une vaine tentative. Il s'agit d'une question de crédibilité, et aucun de la députation adéquiste n'aura l'envergure nécessaire pour affronter Charest et Marois lors d'un prochain scrutin.

Il y a aussi cette volonté étrange de vouloir organiser dès cette année un Congrès au leadership. Cette stratégie n'est pas sérieuse. Le parti est en débâcle, et doit se refaire dans ses fondements. Gilles Taillon et Janvier Grondin disaient à Drummondville qu'il n'était pas utile de revoir le pogramme. Cette position va à l'encontre même de la position de Dumont sur cette question.

Le leadership de l'ADQ demeure une question secondaire et inutile tant et aussi longtemps que le parti n'aura pas revu son programme et réfléchit sérieusement à ses orientations. D'ici cet exercice périlleux et vital, que l'ADQ se dote d'un leader intérimaire à l'Assemblée Nationale. Le prochain chef - pouvant être nommé en 2010 ou 2011 - aura toute la crédibilité nécessaire pour faire tomber Charest et proposer au Québec une alternative solide aux vieux partis politiques que sont le PLQ et le PQ.

Stéphane Gendron


 

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Alain L:anglois 27/01/2009 03:47

M. Gendron,      Je viens de lire une nouvelle sur cyberpresse à l'effet que vous manifestez toujours un intérêt à plus ou moins long terme pour la chefferie de l'ADQ. Est-ce sérieux? Je vous écoute depuis plusieurs années et j'ai beaucoup d'estime pour votre travail; cependant, il me semble que vous ne vous êtes jamais réellement impliqué au parti (corrigez-moi si j'ai tort mais j'ai même lu que vous n'aviez pas de carte de membre...) et vos ambitions me semble plutôt saugrenues dans ce contexte. Avant de clamer un intérêt pour la chefferie, vous devriez peut-être commencer par joindre le parti (si ce n'est déjà fait) et vous impliquer dans le financement que nécessiteront assurément les prochaines années que l'ADQ passera à l'arrière-scène de l'Assemblée Nationale. Avant de gérer le parti, il faudrait quand même le connaître un peu! Aussi, je trouve vos commentaires réellement déplacés à l'endroit des députés adéquistes élus à l'automne. Si vous voulez devenir leader du parti, il me semble qu'un peu de solidarité avec les seuls survivants de l'hécatombe vous aiderait sûrement un peu dans votre ambition. Vous semblez tenter de désunir le parti afin que vos supporters, minoritaires il me semble, réussissent à vous donner l'impulsion nécessaire pour vous faufiler à la tête. Le dernier ayant tenté cette stratégie était Stéphane Dion, et il me semble avoir lamentablement échoué. Un chef ne doit-il pas être rassembleur? Je partage votre opinion sur le choix d'un chef intérimaire et le peu de relève actuellement au poste de leader. Cependant, afin de reconstruire le parti, l'heure est à réparer les pots cassés et à consolider ce qui reste de la base; l'ADQ n'a sûrement pas besoin d'un agitateur pour secouer davantage sa structure maintenant précaire. Alain Langlois 

Stéphane Gendron 27/01/2009 13:58


Alain, c'est votre opinion. En ce qui concerne mon implication, je vous dirais que j'ai fait à peu près tout: poser des pancartes, organiser un ralliement, contribuer financièrement, travailler
avec mon député (qui avait son bureau à côté du mien pendant 18 mois), travailler et préparer des dossiers, faire deux campagnes terrain, du porte à porte, du pointage, et tout le reste. Bon, cette
information là n'a pas été diffusée, mais disons que j'ai donné pas mal de coup de main à l'ADQ au cours des 3 dernières années!


Jean Lespérance 21/01/2009 06:14

Ce que les États-Unis doivent, c'est bien plus que 8.7 trillions. Dans le rapport daté du 28 août 2008 du "Emergency Economic Stabilization Act of 2008" la FED demande au trésor américain un montant de 11.315 trillions. Voir Sec.122. Increase in statutory limit on the public debt. Trois semaines plus tard, M. Bernanke estimait que la dette s'élevait à plus de 13 trillions. Beaucoup prétendaient que le chiffre était exagéré mais jamais personne n'a contesté l'ancien. En imprimant des obligations, on ne diminue pas la dette, au contraire, on l'augmente. Je prévois que les américains vont tout perdre, tout sera acheté par des intérêts étrangers qui un jour demanderont à être remboursés avec de vrais billets. À ce moment-là, plus rien n'appartiendra à l'Amérique, le Canada ne fera pas exception si on ne se protège pas.

JF Gagne 20/01/2009 02:51

oui, oui, notre porc vince!  Une porc vince de ti peup'e!

dedy 19/01/2009 17:27

Un nouveau parti??? :  L'UNION QUÉBÉCOIS.   S'unir pour le bien de notre porvince.

Carol Tremblay 19/01/2009 15:27

La Grande crise de 1929 a pris fin avec la guerre 1939-45, qui avait débuté réellement bien avant. En 1936, l’escadrille Condor allemande bombardait une ville d’Espagne pour mettre au point la technique du «blitz» pour terroriser la population. La ville n’était pas militarisée et par conséquent la Luftwaffen est tombée dessus comme la misère sur le pauvre monde.
Le fameux «new deal» de Roosevelt fonctionnait autant qu’un mal de ventre. Pendant ce temps, en Allemagne, l’industrie militaire fonctionnait à plein rendement.
De retour en Amérique, tous les rebuts métalliques prenaient la route de l’Allemagne pour alimenter l’armement. Juste retour des choses, Hitler nous envoyait ses sous-marins tout neufs pour nous montrer à «recycler». Les sous-marins allemands, pour continuer le cycle, recyclaient les navires marchands et les bâtiments de guerre en rebuts, qui à leur tour retournaient en Allemagne, et ainsi de suite. Hitler avait de la suite dans les idées.
En 1936, l’Allemagne accueillait les Jeux Olympiques. Il avait passé une loi interdisant la vivisection des animaux. Ce qui lui valu d’être le héros des amis des bêtes du monde «civilisé». Hitler était à son apogée.
Hitler jouissait de la même popularité que le nouveau président élu des États-Unis. Sauf que Hitler avait accompli des miracles en Allemagne. Tout nouveau, tout beau; c’est trop beau pour être vrai!
Le nouveau président américain aime parodier les anciens présidents américains et les anciens héros de la gauche. Les «zartisses» le déifient, ainsi que la presse. Baroque commence a mettre la pédale douce sur les folles attentes de la foule en délire.
Tous les pays atteints de la crise appliquent des cataplasmes sur jambe de bois (je ne parle pas de Lucien Bouchard). Tous les gouvernements se servent allègrement de l’argent du peuple pour remédier à un problème justement causé par trop d’ingérence gouvernementale dans l’économie.
Le Kébec est la province la plus dysfonctionnelle du Canada. Une société souffrant de cette pathologie ne peut pas être dans le peloton de tête. Le peuple a le gouvernement qu’il mérite!
Combien de temps durera la crise? Là n’est pas la question. La question est: quelle sera la sévérité de la crise?
Quand les gouvernement auront épuisé toutes les ressources, que pourront-ils faire? Les «travaux d’hiver» à la mode dans l’après-guerre duraient le temps des lilas. Les fleurs bourgeonnent et embaument l’air. Nous sommes heureux, mais pas longtemps.
Le rêve du travail à temps plein et de la production continue est terminé. Il faut maintenant faire le ménage: ramasser les bouteilles vides; balayer le plancher; réveiller ceux qui cuvent encore leur vin; et prendre de l’aspirine.  Avec ma blonde qui veut avoir 50 000 000 $ plus une pension alimentaire, elle ne verra pas la crise. La vie, c’est comme ça! Je vais dire au juge que le véritable père est Stéphane Gendron. Cela lui servira de leçon.