La Folie des Plaines!

Publié le par Stéphane Gendron

La nouvelle de la reconstitution de la Bataille des plaines d’Abraham est sortie d’une boîte à surprise. Une très belle surprise et une initiative qui mérite d’être soulignée par la Commission des champs de bataille nationaux. Cette bataille – qui n’a duré que 15 minutes – n’est pas la plus importante que le Québec ait connue, la plus importante étant de loin celle de la Châteauguay au début XIXè siècle en Montérégie. Ce qui devait être un événement pédagogique, historique et festif est vite devenu sujet de discorde et de débats houleux où la raison a perdu carrément la tête. Du côté des souverainistes, on y retrouve l’unanimité de la chapelle. Honte! Le Canada est un prédateur culturel! Traumatisme que de revivre ce moment pénible de notre histoire! Quel moment pénible de notre Histoire? Bien au contraire, la défaite des Plaines nous a sorti d’un carcan néfaste pour le développement de la Nouvelle-France.


Ces commentaires à l’emporte pièce témoignent d’une profonde ignorance de notre Histoire et font état d’une étroitesse d’esprit surprenante. Rappelons tout d’abord que la Bataille des Plaines s’inscrit dans un conflit analogue à la Première Guerre mondiale où l’on assiste – sur plusieurs continents à la fois - au déclin rapide de l’empire colonial français au profit de la naissance de l’Empire d’Angleterre. La défaite française en Amérique n’a rien à voir avec nous, Québécois. Une armée mal organisée, piètre en qualité, doublée d’erreurs stratégiques de Montcalm et d’une bonne dose de traîtrise : voilà les ingrédients classiques d’une défaite tout à fait prévisible. Mais quelle défaite au juste? D’avoir été traité comme une colonie-comptoir pendant trop longtemps par la Mère-Patrie? Au moment de la « Conquête », les Français étaient une poignée – à peine 10 000 – sur les rives du St-Laurent alors que les colonies américaines dépassaient le million d’habitants. Tôt au tard, c’en était terminé de l’establishment français au Québec. Et c’était tant mieux ainsi.


Contrairement au discours exalté de certains leaders séparatistes, l’Angleterre n’a pas pratiqué envers les Canadiens-Français la politique de l’oppression et du génocide. Au contraire, l’Angleterre nous a permis de s’épanouir et de jouir de libertés civiles que la France n’aurait peut-être jamais consenties à la colonie. Le Québec n’est-il pas devenu en 1792 la plus vieille et la première démocratie en Amérique du Nord, bien avant tous les autres pays, y compris les États-Unis? Pourquoi avoir refusé de joindre le Congrès de Philadelphie lors de l’indépendance américaine si nous étions si « maltraités » par la Couronne britannique?


Au Québec, nous n’avons pas la culture de l’Histoire. Nous avons plutôt le mythe facile, et les émotions à fleur de peau pour des riens. Parcourez le sud des États-Unis et vous y verrez régulièrement des reconstitutions de batailles de la Guerre civile américaine. Je n’ai jamais vu un leader du Sud des États-Unis s’insuger contre ces commémorations sous le prétexte que le Sud avait été vaincu. Quand les Québécois – et nos leaders – connaîtront mieux leur Histoire, nous perdrons moins de temps à déblatérer contre les « Anglais » et nous pourrons aborder la question nationale sereinement et avec des arguments qui vont au-delà de la simple émotion ou du cliché à l’eau-de-rose. On ne construit pas un pays basé sur le complexe de l’éternelle victime.


Stéphane Gendron


Publié dans huntingdon

Commenter cet article

Jacques Orsali 14/02/2009 01:44

Bonjour monsieur Stéphane,                                           Vonlontairement ou autrement, c'est incontestable que les Britanniques nous apporté du positif et je ne le voudrais pas autrement car j'ai des ancêtres italiens et écossais qui sont venus ici pour prêter main forte à la guerre de 1812-1815.Cependant, avez vous vérifié d'ou venaient les régiments Britanniques quand ils ont remonté le fleuve? D'Acadie, au moins 11 sur les 13. Et que venaient-t-ils d'y faire? La conquête de l'Acadie incluant la déportation de Acadiens.On a même eu droit sur les Plaines au 40th regiment of foot dont le notoire Colonel John Winslow, celui qui s'occupa de la déportation des habitants de la région du Bassin des Mines (Grand-Pré) et fit dresser la liste des individus faits prisonniers à Grand-Pré.Et plus près de chez nous, l'expédition punitive de George Scott ou plus de mille bâtiments furent incendiés sur la cote du sud entre Kamouraska et Montmagny, le bétail, les récoltes, tout y a passé. c'est quoi ça pensez vous?Ces faits historiques bien documentés sont malheureusement des crimes de guerre. Si certains canadiens peuvent pas vivre avec ça, c'est leur problème. C'est comme ça et on ne changera pas l'histoire.J'ai jamais écoeuré un anglo avec ça, y'a pas à répondre des méfaits de ses ancêtres mais ça m'agace de lire un franco nier les faits. Vous n'êtes quand même pas un révisioniste j'espère.Mes salutations.Jacques Orsali198 Chemin des Anglais,Ham-Sud, Estrie, QC.

Carol Tremblay 07/02/2009 21:11


Mgr Camille ROY
de la Société Royale du Canada professeur de littérature canadienne à j'Université Laval

MANUEL D'HISTOIRE
DE LA
LITTÉRATURE CANADIENNE DE LANGUE FRANÇAISE
1939
 

Cum permissu superiorum
Quebeci, 15e die feb. a. D. 1939
.
 
Droits réservés, Canada, 1939
par Librairie BEAUCHEMIN Limitée, Montréal.

AVERTISSEMENT

Cette réédition de notre

Nous avons essayé de mettre cet ouvrage au point du développement actuel de notre littérature. Et bien que les manuels de littérature négligent, d'ordinaire, les auteurs récents, ou n'accordent de place, pour les auteurs vivants, qu'à ceux qui ont écrit des œuvres de premier ordre, nous avons fait dans notre manuel une place très large aux auteurs de chez nous qui sont vivants et tout récents, et qui n'ont rien écrit qui soit de premier ordre.

Il ya à cela deux raisons: la jeunesse même de notre littérature, et l'opportunité de faire connaître de façon aussi complète que possible l'état actuel des lettres canadiennes.

Notre littérature compte à peine un siècle d'existence. S'il fallait, dans un manuel, ne s'en tenir qu'aux écrivains disparus, ou à ceux-là, parmi les vivants, qui ont chance d'appartenir définitivement à l'histoire, le récit serait bref de notre jeune vie littéraire.

D'autre part, étant donné que les moyens d'information au sujet de notre vie littéraire et des ouvrages parus, sont plutôt rares, il nous a semblé que

D'ailleurs, quand il s'est agi d'œuvres récentes ou publiées en ces dernières années, nous avons pensé que, sauf pour certatnes œuvres d'une importance spéciale, il suffisait de les
Au surplus,
CAMILLE Roy, ptre.
Manuel d'Histoire de la
LITTÉRATURE CANADIENNE
DE LANGUE FRANÇAISE
 
INTRODUCTION
La race française au Canada - L’esprit canadien-français Notre langue - Division
 
La race française au Canada
 
C'est au dix-septième et au dix-huitième siècle que la France a colonisé le Canada. En 1603, elle s'établissait d'abord en Acadie, à Port-Royal (aujourd'hui Annapolis, dans la province de la Nouvelle-Écosse) ; en 1608, Samuel de Champlain fondait Québec, et cette ville devint le centre, le foyer principal de la colonie française de l'Amérique du Nord. Le Canada, appelé à cette époque la Nouvelle-France, resta possession française jusqu'en 1760. La guerre de Sept Ans, transportée en Amérique, y mit aux prises la France et l'Angleterre, et, après une longue et héroïque résistance, notre colonie fut cédée à l'Angleterre. Le traité de Paris (1763) ratifia cette conquête.
Mais seul le drapeau français fut forcé de disparaître du Canada. La France elle-même y restait, malgré la défaite, avec soixante-dix mille colons. Elle y restait avec une population qui avait apporté de ses provinces du Nord et de l'Ouest, de la Normandie, de la Bretagne, du Maine, du Poitou, de la Saintonge, de l'Anjou, leur tempérament tenace, réfléchi et laborieux. Les 70,000 de 1760 se sont merveilleusement multipliés. Ils sont aujourd'hui plus de 3,000,000 au Canada, et plus de 2,000,000 aux États-Unis. Au Canada ils occupent surtout la province de Québec, où sur une population totale de 3,319,640 (1) ils comptent pour 2,695,032. Cette province est restée, avec sa langue, ses mœurs, ses institutions, la Nouvelle-France de l'Amérique. Les groupements importants de population française qui, en dehors de la province de Québec, se sont formés dans l'ancienne Acadie et les provinces de l'Est (244,993), dans la province anglaise d’Ontario (373,990), dans les provinces cosmopolites de l'Ouest (168,381), et dans les États-Unis, y exercent une influence toujours grandissante.
C'est au milieu de ces populations françaises du Canada que devait se développer, au dix-neuvième siècle, après les périodes pénibles des premières luttes pour l'existence, une littérature qui porte la marque des influences historiques, sociales, et géographiques, qui ont ici peu à peu modifié notre âme française.

L'esprit canadien-français; ses qualités natives; causes qui les ont modifiées.

 
Une littérature porte nécessairement l'empreinte de l'esprit qui l'a faite. L'esprit canadien-français, qui est évidemment à base de qualités françaises, a été plus ou moins modifié par les conditions nouvelles où il s'est développé. Il a gardé du génie de la race ses vertus natives, son goût inné des choses intellectuelles; il se complaît dans les idées générales et dans les discussions de doctrine; il a aussi conservé du génie ancien sa discipline classique, c'est-à-dire ce besoin de méthode, de logique, de clarté et d'élégance qui est la note caractéristique de la culture française; il contient encore des éléments de passions ardentes, d'enthousiasme et de mysticisme qu'il a reçus des races violentes et rêveuses qui ont peuplé le nord de la France. Il ne serait pas difficile de retrouver dans nos livres canadiens la trace de toutes ces qualités ancestrales.
Mais, d'autre part, notre esprit a visiblement subi l'influence des conditions nouvelles de notre vie historique et géographique. Pendant plus de deux siècles, nous avons été empêchés par notre vie de colons pauvres, d'agriculteurs et de soldats, de faire à la culture de l'esprit sa part suffisante. Les besognes utilitaires ont absorbé trop longtemps toutes nos énergies.
 
Sous le régime français, ce fut la colonisation laborieuse de nos immenses régions, l'organisation difficile de notre vie économique, et la guerre presque continuelle avec les Indiens ou avec nos voisins de la Nouvelle-Angleterre, qui ont pris toutes les ressources de notre activité. Ajoutez à cela que l'absence d'imprimerie, pendant tout le régime français, ne pouvait que contribuer à retarder toute production littéraire. Sous le régime anglais, après 1760, la nécessité de reconstruire d'abord la fortune privée et publique, et les luttes pénibles pour assurer la survivance française malgré toutes les tentatives d'assimilation faites par l'oligarchie anglaise; l'état d'infériorité sociale où cherchait à nous rejeter trop souvent l'élément britannique, l'exclusion ou l'éloignement trop systématique des fonctions ou des emplois publics qui procurent aux esprits cultivés d'utiles loisirs; l'impossibilité pratique, pendant longtemps, pendant plus d'un siècle après la conquête d'organiser des œuvres de haut enseignement; d'autre part, et jusque vers le milieu du siècle dernier, l'absence de contact avec la France, dont la vie littéraire eût été nécessaire à la création et à l'entretien de la nôtre: voilà quelques-unes des causes qui devaient nous empêcher longtemps de faire de la littérature, et qui devaient aussi peu à peu abattre chez nous cette flamme de vie intellectuelle et artistique qui est propre à l'âme française. Fatalement, nous sommes devenus utilitaires et pratiques; et nous sommes devenus, aussi, intellectuellement paresseux; non pas moins capables, mais moins soucieux des travaux de l'esprit.
Au surplus, notre climat et le voisinage de nos compatriotes anglo-saxons devaient contribuer encore à changer notre tempérament, notre caractère; ils devaient donner à notre esprit plus de gravité, plus de mesure peut-être, mais ils devaient aussi le faire moins fervent, moins empressé au travail. Le voisinage des États-Unis, où le commerce, l'industrie et l'argent absorbent les meilleures énergies, et ont créé la noblesse du million, n'a pu que nous persuader davantage de mettre, nous-mêmes, au-dessus de la fortune de l'esprit celle des affaires, ou tout au moins de préférer à la vie intellectuelle les préoccupations d'ordre utilitaire. «Ce jeune homme ne fait rien, il écrit», disait-on vers 1850. On l'a répété depuis.
Si donc nous avons, malgré tout, gardé les instincts profonds de la race française, et l'ensemble de ses qualités intellectuelles que l'on peut reconnaître encore dans notre vie et dans nos livres, il faut avouer que notre esprit canadien-français a subi de lentes et sûres transformations. Il a perdu quelque chose de sa vivacité première. Il a, en revanche, acquis des qualités d'ordre politique et pratique qui ont très utilement servi nos destinées. Mais il faut ajouter que notre littérature doit à toutes ces influences qui se sont exercées sur notre esprit, la lenteur de ses débuts, et aussi cette lourdeur, cette inexpérience du vocabulaire et de l'art, cette insuffisance d'esprit critique dont, pendant les deux premières périodes de son histoire, elle a particulièrement souffert.
 
Il semble que dès le commencement du vingtième siècle, et surtout depuis la grande guerre, une conscience plus nette de nos déficiences, une organisation plus complète de nos moyens de culture, une ambition plus vive d'accroître notre vie intellectuelle et artistique, un souci plus grand des pouvoirs publics de coopérer avec les initiatives privées, ont déterminé des progrès qui sont eux-mêmes des promesses d'un meilleur avenir.
 

La langue
Nos origines littéraires ne correspondent pas, comme pour les littératures européennes, à une période de formation de la langue. La langue que nous parlions et que nous pouvions écrire en 1760, était l'une des plus parfaites des langues modernes; elle avait servi à la composition des plus beaux chefs-d'œuvre de la littérature française. D'autre part, la période de nos origines littéraires ne correspond pas à une sorte de moyen âge où une race se dégage de la barbarie, et peu à peu s'initie aux formes classiques de l'art. Nos pères avaient apporté ici les habitudes d'esprit de la France du dix-septième siècle, et dans leurs maisons d'enseignement les procédés de culture étaient les mêmes que dans l'ancienne mère patrie. La langue de nos premières œuvres littéraires pouvait être la langue classique de France.
Cependant, parce que nos premiers journalistes et nos premiers poètes avaient peu d'entraînement littéraire, on remarquera que leur langue est assez lourde. Nos premiers écrivains n'ont pas non plus les ressources de vocabulaire des écrivains de France. Les causes qui ont modifié notre esprit et gêné notre vie intellectuelle, devaient aussi gêner et appauvrir notre langue. Dans un pays comme le nôtre, peu peuplé, isolé de la mère patrie, moins pourvu qu'elle des moyens de haute éducation, et où la vie de l'esprit fut d'abord et nécessairement languissante; dans une colonie où manqua tout à coup, après 1760, une suffisante aristocratie sociale, et où la population rurale, au vocabulaire restreint, peu nuancé, souvent impropre, devait elle-même, par ses fils élevés dans les collèges, renouveler et reformer sans cesse les classes supérieures de la société, il était inévitable que la langue, celle de la conversation comme celle des écrits, se ressentît de ces conditions pénibles de sa survivance. Le vocabulaire, plus que la syntaxe, devait souffrir d'indigence. Ce fut par le livre plutôt que par la conversation et par les relations sociales que l'on connut les ressources de la langue littéraire. La langue que l'on apprit ainsi était excellente sans doute, puisque l'on étudiait ici de préférence et presque exclusivement les chefs-d'œuvre classiques de la littérature française; elle était juste et ferme; mais parce qu'elle était trop livresque, elle se transposait péniblement soit dans les œuvres écrites, soit dans les commerces de la vie sociale. Notre langue garde encore des marques de cet appauvrissement. Pendant le dix-neuvième siècle, elle n'a pu prendre assez chez nous les habitudes, l'agilité, les moyens plus souples d'expression qu'elle acquérait en France. C'est ce qui a donné quelquefois à notre prose ce caractère un peu ancien, archaique et pesant que remarquent les lecteurs français.
 
Il ne faut, d'ailleurs, pas reprocher à notre langue les vertus anciennes qu'elle a gardées, les tours et les mots qui lui viennent de la grande époque. Tout cela est une particularité caractéristique et une richesse pour elle. Et tout cela lui fait grand honneur, quand ceux qui l'écrivent la manient avec une suffisante dextérité.
Notre vocabulaire contient un certain nombre de mots populaires empruntés aux parlers des provinces de France ou créés ici, qui sont passés dans notre langue littéraire, et qui sont une part précieuse de son originalité. Il n'est pas opportun que notre langue se charge de tous les néologismes qui sont créés en France, et qui sont parfois de fabrication suspecte; mais il sera toujours désirable qu'elle s'enrichisse de mots nouveaux, créés ici pour désigner des choses nouvelles ou des choses de chez nous, pourvu que les mots nouveaux soient de bonne venue et de bon goût.

Division
Malgré tout ce qu'il y a d'artificiel dans les divisions chronologiques de l'histoire, il semble que, pour la commodité des études et à raison de faits suffisants, on peut distribuer en trois périodes l 'histoire de la littérature de langue française au Canada.
 
PREMIÈRE PÉRIODE: les origines, 1608-1860. Cette période comprend d'abord quelques ouvrages écrits sous le régime français (1608-1760) par des auteurs venus de France, et dont la plupart n'ont vécu que quelques années en Canada. Il y a là une littérature française sur le Canada, plutôt qu'une littérature canadienne. On en peut faire un chapitre préliminaire de notre littérature.
Ce fut à partir de 1760, sous le régime anglais, que commença à se former une littérature proprement canadienne. Et ce n'est guère qu'au milieu du siècle dernier que l'on vit apparaître les premières œuvres qui méritent de retenir l'attention: celles d'Étienne Parent, de François-Xavier Garneau, d'Octave Crémazie. Ces œuvres, écrites sous l'influence de luttes politiques engagées et soutenues pour notre survivance française, portent surtout le caractère d'une littérature militante.
 
DEUXIÈME PÉRIODE: 1860-1900. Les écrivains de cette période s'inspirent des ouvrages de la fin de l'époque précédente, et aussi, dans une grande mesure, des romantiques français qui régnaient encore au Canada. Le mouvement littéraire de 1860, qui domine cette période, et dont l'animateur fut l'abbé Raymond Casgrain, se caractérise assez nettement par cette double influence patriotique et romantique. Ce mouvement fut l'œuvre de l'École patriotique de Québec.
TROISIÈME PÉRIODE: de 1900 à nos jours. En poésie, le thème patriotique faIt place au thème psychologique dont s'inspire surtout l'École littéraire de Montréal. D'autre part, sous l’influence des etudes du parler populaire occasionnées par la fondation de la Société du Parler français à Québec, en 1902, surgit, en prose et en vers, une abondante littérature du terroir. C'est aussi vers 1902 que s'établit le genre de la critique littéraire, jusque-là à peu près inexistant.
 
Plus tard, à partir surtout de 1920, le roman, jusque-là branche pauvre et presque stérile de notre littérature se multiplie, ,produit des œuvres nombreuses. Une activité plus grande, d’inspiration plus libre ou plus large, se manifeste dans la plupart des autres genres littéraires, soit en prose,soit en vers. A partIr de 1920, il y a au domaine de l'enseignement supérieur un renouveau intellectuel qui n'est pas étranger au renouveau littéraire.
Notes:
(1). Nous donnons les chiffres du dernier recensement fait en 1931.
Ces chiffres doivent être aujourd'hui majorés.
mentionner. L'étude ou l'appréciation de chacune d'elles eût évidemment débordé le cadre d'un manuel scolaire. nous ne prétendons pas donner un brevet d'immortalité aux ouvrages que nous avons signalés. Nous savons toute la caducité d'un très grand nombre, peut-être du plus grand nombre. Le temps, ouvrier nécessaire, fera le triage des œuvres de notre jeune littérature. En attendant il sera utile de savoir que cette jeune littérature multiplie ses essais, Qu'elle tâche de se dégager de ses langes et de ses faiblesses, et que c'est même au prix de tentatives parfois médiocres, et sur des déchets inévitables, qu'elle édifie lentement sa meilleure fortune. nous devions faire connaître aux jeunes étudiants et à d'autres lecteurs, par une suffisante précision des faits, la genèse de notre littérature, ses premiers et modestes essais, et le mouvement actuel de notre production littéraire, de si variable qualité que soit cette dernière. L'histoire de la vie intellectuelle est un chapitre qu'on ne peut ignorer de l'histoire générale d'un peuple. Histoire de la Littérature canadienne porte le titre de Manuel d'Histoire. Nous rétablissons ce titre d'une édition antérieure, afin de mieux justifier la méthode de rédaction et d'exposition que nous avons adoptée. Un Manuel destiné avant tout à des étudiants ne comporte pas tous les développements qu'exige une Histoire. D'ailleurs, il était déjà assez évident, par la disposition m8me de son texte, que notre Histoire était un Manuel.

Carol Tremblay 07/02/2009 20:05


^

Réponse au

 

Sieur Patate
de la Ribouldingue


^

C'est bien ce que je pensais. Ton ignorance crasse te pousse à attaquer le messager plutôt que le message. Pas grave, je ne m'attendais pas à plus de ta part. Quelques recherches faciles te prouveraient que j'ai raison. Mais tu souffres de paresse intellectuelle et la vérité ne t'intéresse pas.
C'est drôle de te voir t'enfoncer comme tu le fais. Lâche pas la patate, un jour peut_être quelqu'un te prendra_t_il au sérieux.
Commentaire n° 42 posté par Caligula hier à 13h57

_

Cher intendant Patate,
Pour répondre succinctement à votre dernière création, si cela était si facile, vous mettriez illico vos références sur ce forum et cela en moins de temps pour crier «ciseau». Donc, mon cher historien de taverne, les saoulons de la taverne, roulant sous la table, peuvent vous prendre au sérieux s’ils sont pékisss. À part eux, qui se gavent des menteries de la poupée Fanfreluche Duceppe et Pôpô Marouais, vous ne déplacez pas les foules. Je réitère que vous écrivez des légendes et que vous ne pouvez même pas nous dire le nom de votre conteur favori. Votre cheval, que vous avez élevé au rang de consul, est plus savant que vous et surtout plus sage.

_

Réponse à Mathieu

_

Cher Mathieu,
Toutes les opinions ne se valent pas, premièrement. Un forum de discussion n’est pas un sondage d’opinion publique pour savoir si vous votez pour tel ou tel autre candidat. D’ailleurs, ce ne sont pas des sondages d’opinions, mais d’intentions à des fins commerciales, politiques, ou autres.

Mathieu 06/02/2009 19:33

Un gros problème des Québécois, c'est d'essayer de descendre l'autre, le rabaisser; à savoir si c'est causé par les guerres ou les défaites de notre histoire..pas moyen de discuter, le tout vire souvent à la discorde, aux insultes.  Bref, tout le monde a droit à son opinion ici, je vous lis, j'en apprends et nous sommes pas toujours en accord avec ceux-ci, mais (@$%?), arrêtez de faire les chouchounes, faites l'amour,(ça relaxe)...De toute façon, y'en a toujours un qui pisse plus loin que l'autre!  bonne journée à tous!!

Caligula 06/02/2009 13:57

Carole TremblayC'est bien ce que je pensais. Ton ignorance crasse te pousse à attaquer le messager plutôt que le message. Pas grave, je ne m'attendais pas à plus de ta part. Quelques recherches faciles te prouveraient que j'ai raison. Mais tu souffres de paresse intellectuelle et la vérité ne t'intéresse pas. C'est drôle de te voir t'enfoncer comme tu le fais. Lâche pas la patate, un jour peut-être quelqu'un te prendra-t-il au sérieux.