Qu'on en finisse avec le Suicide.

Publié le par Stéphane Gendron

Qu’on en finisse avec le Suicide.

Une autre histoire de suicide assisté qui fait la manchette.

Mon point de vue est fort simple : personne n’a demandé à venir au monde. Sur cette Terre, qui plus souvent qu’autrement nous apporte son lot d’inconvénients et de problèmes, la liberté de partir devrait être protégée par la Charte des droits et libertés. Le droit de mourir devrait être constitutionnalisé.

Je m’explique.

Il y a de cela quelques décennies, le Code criminel canadien pénalisait les personnes qui avaient échouées en tentant de mettre fin à leur jour. La tentative de suicide pouvait donc entraîner une peine de prison. Nous étions à l’époque de la moralité chrétienne et des principes judéo-chrétiens.

Or, les récents cas rapportés dans les médias et la jurisprudence font état malheureusement d’une déconnection totale d’une part entre la souffrance vécue par la personne en perte d’autonomie et de dignité de même que les aidants naturels – souvent des proches – qui souffrent de voir souffrir les leurs et d’autre part le droit qui autorise ouvertement l’acharnement thérapeutique et le prolongement de la vie.

Que fait la classe politique pour régler cette situation à l’heure où la mort est devenue un véritable tabou ? Rien. Sauf pour Francine Lalonde, députée bloquiste de la Pointe-de-l’île à la Chambre des Communes qui a déposé le projet de loi C-407 le 15 juin 2005 modifiant le Code criminel et permettant ainsi à tout individu de mourir dignement. On peut consulter le projet de loi en consultant le lien suivant :  http://www2.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?pub=bill&doc=C-407&parl=38&ses=1&language=E

Malheureusement, ce projet de loi privé est mort au feuilleton.

Tant que le Droit ne sera pas changé, le meurtre par compassion ou le suicide assisté restera un véritable fouilli dangereux, et des gens devront mourir dans la clandestinité. D’autres qui – par compassion – voudront aider leurs proches à mourir devront continuer à croupir en prison.

Confronté à une telle situation, j’accepterais peut-être de mettre fin aux jours d’un proche, le tout  par compassion si et seulement si ce « meurtre » doit constituer une délivrance pour l’être aimé.

Ce droit de mourir dignement, au moment voulu, doit être encadré par des règles éthiques. Mais cette mort tant espérée doit sortir à tout prix du garde-robe, et ce le plus tôt possible.

Stéphane Gendron

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Sylvain 21/05/2007 03:33

Réponse au commentaire no 5 moi aussi je suis pour le suicide assisté. Mais le gouvernement soit conservateur,libéral,néo-démocrate et libéral,péquiste ou adéquiste nommés les ils sont tous pareils. Ca va prendre un gouvernement qui a des couilles en la matiere. Sylvain St-Félix-de-Valois

Sylvain de Lachute 18/05/2007 16:48

AH OUI !  J\\\'oubliais ....
Les élus politiques ! Je crois qu\\\'ils attendent que la population en aie assez et qu\\\'il arrivent quelque chose de grave ou assez important pour que ce soit la population qui force le gouv a changé les lois, ..... Car imaginez-vs que ce soit le gouv qui les malades en phase terminal !!??  Parce qu\\\'il coute de l\\\'argent à l\\\'hopital, pour le temps du médecin ! Pour les soins spécialisés ! Parce qu\\\'il prennent de la place dans les hopitaux ! En plus ces malades ne sont pas susceptibles d\\\'attraper ou de contaminer le personnel ou d\\\'autres malades de la C - Difficile ? Ou autres maladies contagieuses ? SI le gouv prenait ces décisions sans trop en parler, on le traiterait de meurtrier et peut-etre qu\\\'il y aurait plusieurs poursuites contre eux , les hopitaux, les médecins etc ...
Alors ils sont sages et ils attendent que la population attrape le syndrome de L\\\'ÉCOEURENTITE AIGUE  !
SAGES OU INCOMPÉTENTS POUR RÈGLER LE PROBLÈME ??.....   Bonne Journée .......

Gerald Petit 18/05/2007 14:12

Pourquoi ne pas accusé le gouvernement et les hôpitaux de suicide assisté pour tous les morts 'accidentelles' qui arrivent dans les hôpitaux  (C-difficile et autres complications comme les erreurs médicales ou les erreurs de médicaments) et accusé aussi les hôpitaux pour négligence criminelle dû au manque d'infirmière !
 

Sylvain de Lachute 18/05/2007 06:33

Bonsoir Stéphane ....
Je ne comprends pas pourquoi le gouv ns veut du mal tant que ca, C'est à croire qui veut ns voir souffrir et ns faire payer en plus !? Car pourquoi veut-il ns empecher de mourir dignement, (ns faire souffrir) ALORS qu'il a de la misère a subvenir pour faire le STRICTE NÉCESSAIRE pour règler les problèmes dans les hopitaux ? Com la C--DIFFICILE ? ETC...ETC...ETC...  Car de toute facon y fait mourir les patients par leur INCOMPÉTENCE !? ?? ?? IL ns fait mourir quand on veut pas, pis quand on est au dernier mois de notre vie, là y veut pas, au risque d'emprisonner un membre de notre famille si on a un peu d'aide !? Pis après le gouv veut parler de respect des ainés !??? ILveulent qu'on leur fassent confiance après ? avec l'argent des citoyens et la vie des gens ? OUF ! un vrai film d'horreur !?
Je crois que la seule méthode sans avoir de problème, cé que la personne doit le faire inscrire dans son testament, que ce soit bien détaillé, etre dans le coma (légume) ou au sujet de l'acharnement  de clinique ! ET que la famille soit au courant en plus du médecin qui traite cette personne .
Ca devrait etre dans la charte des droits et liberté, entourée de bonne r`gles en accord avec la famille et le médecin,....  pis y-en aura pas d'abus si cé bien fait ! ....
Mais si il faut que ca soit écrit dans la charte en ouvrant la constitution, BEN OUBLIÉ CA !  Le problème va se règler quand le Québec va se séparer ,....Après avoir fait son MÉNAGE POLITIQUE ET FINANCIE

Lady_Marian 17/05/2007 19:05

Mon humble opinion ?
Il y a une marge entre le «suicide assisté» et «l'acharnement thérapeutique» ( ou la cessation de l'acharnement).
Dans le sens qu'une personne ( si on prend le cas d'une maladie dégénératrice) a le droit d'en avoir plein l'cul de sa situation. Par-contre, je présums que si elle a une qualité de vie correct, un suicide assité serait «prématuré».
De plus, comment éviter l'abus des proches ( pour passer go et collecter l'assurance ;-) ?
Comment juger si la personne de 30 ans avec la mentalité de 2 ans et quart a le droit à la vie ou non ? ( j'parle de trisomiques....pas de personnes agées).
Les authistes tant qu'à y être.......
Je m'imagines très bien des parents prendre une belle grosse police d'assurances pour BB....attendre quelques années ( pour pas dire l'endurer quelques années) et ensuite lui porter assistance pour ....non....l'euthanasié carrément comme un minou qui ne cesse de faire ses griffes sur notre Lazy Boy payé trop cher.
Je peux comprendre que des gens veuillent en finir avec leurs propres souffrances.....mais mozuss que ça ouvre la porte à l'abus de permettre à l'homme d'imposer sa gouverne là vie à toujours été maîtresses et reine !
Lady....qui pense tout haut !
P.S : Je ne parle pas (encore une fois) de gens maintenus en vie artificiellement ou dans un état végétatif et inconscient.