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Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /Mai /2007 14:43

C'est terminé pour Jean Charest.

 

Comme un gars de Trois-Rivières m'a dit ce matin, il aura fallu "deux voyages" pour se débarasser du nounours à Québec. C'est le prix de la démocratie: 140 millions pour 2 élections générales. C'est cher payé pour avoir fait confiance à celui qui passera à l'histoire comme le plus loser de tous les chefs de l'État québécois.

 

Pour constater à quel point le budget de Monique est de la poudre aux yeux de la classe moyenne, je vous invite à prendre connaissance du discours du budget en cliquant sur le lien suivant:

 

http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/budget/2007-2008a/index.asp

 

Quelques points intéressants:

 

La Ministre affirme réinvestir en Santé des sommes supplémentaires de 6% et en Éducation des sommes supplémentaires de 4%. Poudre aux yeux: les coûts de système sont de l'ordre de 4 à 6%. Qu'est-ce qu'un coût de système ? C'est l'argent supplémentaire nécessaire qu'il faut investir d'une année à l'autre pour maintenir le même niveau de service, le tout à cause de l'inflation générée par le réseau. Donc, pas d'argent neuf. Donc, pas d'amélioration des services dans ces secteurs névralgiques.

 

Au niveau des infrastructures municipales, on fait passer le budget de 22 à 30 millions. Sur l'ensemble des 1300 municipalités, le tout représente environ 6 000$ par entité. Chez-nous, le pont Walker, datant de 1905, a été transféré à notre municipalité. Nous avons du baisser le tonnage à 5t pour se conformer aux normes de sécurité. Pensez-vous qu'avec 6 000$ nous aurons un budget suffisant pour réparer le pont ? Qui viendra déneiger le pont cet hiver étant donné que celui-ci n'est plus assez solide pour supporter la déneigeuse ? Est-ce que Monique viendra passer la souffleuse sur le pont à 5h00 du matin ? 

 

Quant au budget "équilibré", il faut comprendre que cet équilibre est atteint grâce à l'utilisation d'un bas de laine de 500M$. L'an prochain, nous n'aurons plus de bas de laine puisque le déficit appréhendé sera d'un peu plus de 1G$ et que cette somme représente notre dernier bas dans notre dernier tiroir.

 

Mais au-delà de toutes ces considérations techniques et comptables, une chose demeure: Charest a détourné l'argent de la péréquation et du déséquilibre fiscal devant servir à financer nos services à la population et nos infrastructures. Au secteur privé, on appel ça de la fraude comptable ou de la témérité.

 

Jean Charest est un être dangereux politiquement. Il aurait du quitter le 26 mars. Il faudra un deuxième voyage pour le dumper au dépotoire des cadavres politiques de l'histoire du Québec.

 

Allons-y !

 

Stéphane Gendron

Vu sur www.lecornichon.qc.ca: Le loser

Par Stéphane Gendron - Publié dans : huntingdon
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