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Mercredi 24 octobre 2007 3 24 /10 /Oct /2007 07:04
Sur ce Blog, je recevais récemment un message d'un auditeur en provenance de l'Acadie, Monsieur Bertin Babineau, qui reprenait en quelque sorte les arguments de la Môrois en entrevue avec Michel Auger à Radio-Canada récemment :

"Encore une fois vous tombez du mauvais côté de la plaque. Le débat n'est pas de savoir si les Québécois vont créer des citoyens de seconde zone mais bien de savoir si, oui ou non, une fois pour toutes, ils vont cesser de se coucher. Qu'y a-t-il donc de mal à vouloir maintenir une culture. Allez vous traiter les Hollandais, les Danois, et les Suédois de racistes parce qu'ils font de la connaissance de la langue nationale une condition à l'obtention de la citoyenneté? Quoi de plus normal... Je suis acadien et, croyez-moi, je sais ce que c'est que de voir disparaitre sa culture malgré les propos optimistes des élites locales. Il faut plus qu'un lieutenant gouverneur poète pour sauver un peuple..."

Je comprends très bien cette position et la respecte. Par contre, je diffère totalement d'opinion quant à l'urgence de se "lever debout et de défendre notre Culture française."  Je n'embarque pas dans les arguments basés sur l'insécurité et la peur. Surtout celle de disparaître.

Voici ma réponse, bien pragmatique:

"Mon cher Monsieur, merci pour votre commentaire. Cependant, Marois se comporte comme si elle était la chef d'un pays indépendant (Hollande, Danemark, Suède): Voilà le problème. Le Québec est une province. Point à la ligne. Nous vivons dans une province et nous sommes au Canada. Je vous invite à relire votre Constitution. Je ne sais pas pour l'Acadie, mais au Québec, le débat identitaire et la langue : on en a rien à foutre. L'économie de nos régions tombent en milles morceaux. Voilà l'important pour le moment. Le sexe des anges peut attendre.

Stéphane Gendron, celui qui tombe du mauvais côté de la plaque... Allez dire cela aux 10 000 personnes du Québec qui ont perdu leur emploi récemment avec la fermeture des moulins et des papetières..."

Si vous n'avez pas entendu cette entrevue carrément surréaliste  que la Môrois accordait  à Michel Auger au terme de sa fin de semaine dernière des présidents du PQ à Terrebonne, cliquez immédiatement ici. Encore une fois, vous constaterez  - comme à l'habitude - l'arrogance du PQ. Bien évidemment, si nous sommes opposés au PQ, c'est que nous n'avons rien compris.

Par ailleurs, Bravo au Premier Ministre Jean Charest d'avoir refusé l'étude du Projet de Loi 195. Commentaire intelligent du Premier Ministre :à l'Assemblée Nationale hier :
"On va se faire un cours de législateur 101. Avant de présenter un projet, c’est l’a b c de la politique, on en vérifie la légalité et la constitutionnalité. On n’est pas ici pour faire des tests!"

Et dire que Pierre Curzy, en entrevue à bâton rompu sur les ondes de Radio-Canada, nous confirme que des constitutionnalistes lui ont affirmé que le PL 195 était défendable sur le plan juridique... tout en nous passant le commentaire suivant (texto):

Curzy : ...là où il y a l'argument de la Raison... est-il inimaginable, ou déraisonnable que dans un pays où la langue officielle est le Français qu'on demande aux gens qui cherchent à être élues au scolaire, au municipal ou au provincial, connaissent d'une façon appropriée la langue française...

Incompétence dans le discours. Curzy prend ses rêves pour des réalités. Le Québec n'est pas un pays. Et avec un gang comme le PQ, j'espère qu'il ne le deviendra pas. En tous les cas, surtout pas avec eux.

Pendant que Mario Dumont cogite sur la question identitaire et que Pauline Marois coule à pic (elle semble d'ailleurs couler plus rapidement que ne l'a fait André Boisclair...), Jean Charest se trouve une bouée de sauvetage pour le prochain scrutin provincial.

À suivre.

Stéphane Gendron


Par Stéphane Gendron - Publié dans : huntingdon
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