Jean-François Fillion

Publié le par Stéphane Gendron

Je me souviens d'un débat à TQS où le sujet était Jeff Fillion. J'étais présent sur le panel et j'étais du côté des "pros-Fillion". De l'autre côté, il y avait la Mairesse Boucher qui était d'avis qu'un personnage comme Fillion ne devrait pas être en ondes. Pour une des rares fois, j'étais en opposition à la Mairesse Boucher. J'ai toujours défendu Jean-François Fillion, et ce avant même mon passage à XM 172. Il ne s'agit donc pas d'être un lèche-cul, Dieu m'en garde, ce n'est aucunement dans ma nature.

Moi, j'aime encore Fillion, et je ne m'en cache pas.

Que dire de cette dernière condamnation dans le dossier de Jobin?

Ridicule.

Bien sûr, stricto sensu (comme en dit en droit), le dossier était preneur devant la Cour. Cependant, qu'il me soit permis de mentionner quelques points concernant cette saga que nous n'avons pas réellement suivi à Montréal.

Lorsqu'un chef d'antenne diffuse un reportage qui vous accuse d'avoir participé à un tournoi de golf érotique avec des jeunes filles mineures - alors que ce n'est pas le cas - je crois sincèrement que la coche mérite d'être sautée amplement. Je n'ose imaginer moi-même ce que j'aurais fait à Jobin si j'avais été moi-même identifié à cette controverse. J'aurais très certainement labouré assez large en ondes.

Pourquoi ? Parce que nous sommes des êtres humains avec des émotions et des sentiments. Pour ceux et celles qui n'aiment pas ce genre de radio, vous pouvez toujours écouter Sophie Durocher à Radio-Canada en avant-midi (100,7 FM). Je l'écoute parfois pour me rappeler que ce genre de radio m'écoeure et me dégoûte au plus haut point. C'est mon opinion personnelle, et je la respecte amplement. De toutes façons, ce genre de radio n'est là que pour meubler l'ascenseur ou les pharmacies. C'est cette même Durocher qui avait traité Fillion de "Porc" à l'émission du séparatiste Luck Merville sur TV5.

Dans un monde où tout est aseptisé, nous nous retrouvons avec un univers médiatique co-sanguin où tout est gris est sans odeur ni saveur. Un système de justice imbécile vous impose alors un code de conduite qui nie l'opinion et l'expression de celle-ci.

Un exemple patent : le cas de l'avocat Gilles Doré, radié par le Comité de discipline du Barreau du Culbec pour 21 jours. Une peine "exemplaire et très grave" selon le Barreau du Québec. On reproche à "Me" Doré d'avoir écrit une lettre d'insultes au Juge Jean-Guy Boilard. On l'a traité de prétentieux, de pédant et d'arrogant. "Me " Doré a même souligné que Boilard représentait une honte pour la magistrature. On lui reproche de ne pas avoir eu de remords durant l'audience disciplinaire.

Savez-vous quoi ?

Doré avait raison.

Le problème avec des personnes comme Fillion et Doré : ils n'ont plus le droit d'exister.

Pourquoi ? parce que les individus qui décident de mener une carrière dite "publique" n'acceptent pas les critiques. Dès qu'un commentateur émet une opinion - la sienne - on le poursuit en diffamation.

On ne peut plus dire qu'un tel est un imbécile d'avoir posé tel geste. On vous abîme immédiatement d'une mise en demeure et d'une poursuite en diffamation.  Quand on s'appelle Jean Charest, la situation est d'autant plus facilité du fait que les fonds publics deviennent immédiatement disponibles pour faire taire toute opposition.

Personnellement, j'ai dû faire face à une action en diffamation d'un ex-Député pour un montant de 1,1 millions de dollars. Résultat : perte de mon emploi à Corus. Ridicule encore une fois.

Le monde des médias au Québec est taxé de co-sanguinité et d'indifférence. La radio d'opinion n'existe pas ici. Devant une intelligentsia de mauviettes et de médiocrité, la valse des menaces et de la mise en demeure servent d'outils aux faibles qui refusent d'être confrontés sur la place publique.

S'il avait fallu que je poursuive toutes les personnes qui m'ont traité de Nazi, de Dictateur, de Fou, de Malade mental et de Débile, j'aurais probablement une petite fortune à la Caisse populaire de Huntingdon. Je ne l'ai pas fait parce qu'au fond de moi même, j'étais convaincu d'agir en fonction de mes convictions personnelles. Voilà pourquoi je ne me suis pas présenté devant le Comité de discipline du Barreau du Culbec. À quoi bon se soumettre à une bande de TDC ? Vous voulez me condamner à 4 000$ d'amendes et 8 ans de radiation ? Pas de problème, vous êtes des être inférieurs de toutes les façons. À quoi bon perdre son temps avec des gens imbéciles et mal foutues ?

Dans le cas de Fillion, Jobin s'attendait-il vraiment à un remerciement après les deux reportages attaquant l'intégrité de Fillion sur les ondes de TVA-Québec?

Mais ce qui m'a renversé dans toute cette histoire, c'est lorsque Jobin est allé plaider le stress et sa peur d'être attaqué par 2 ou 3 auditeurs "à callotes de CHOI X..." Non mais vraiment... il faut être un peu imbécile pour embarquer dans toute ces sornettes. Jobin, si tu n'as pas la force d'assumer le contenu de tes nouvelles, tu n'es pas fait pour une carrière publique. Tu N'as qu'à retourner au monde des assurances, un point c'est tout.

Mais c'est connu. Surtout au Culbec, le système judiciaire est là pour protéger les faibles.

C'est bon une société qui mise sur les faibles pour aller de l'avant.

Et ne me parlez surtout pas de Sophie Chiasson... Cette femme est devenue l'icône de celle qui se tient debout. Quelle supercherie ! Avez-vous déjà rencontré Sophie Chiasson pour vous faire une tête sur la question ? Moi, je l'ai rencontré à quelques reprises... et j'en ai eu assez pour me faire ma propre opinion.

À suivre.

Stéphane Gendron


Publié dans huntingdon

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Sylvain 23/12/2007 04:26

Cela fait maintenant plusieurs années que je le dis, la liberté d\\\'expression au Québec est une illusion.
Pour qu\\\'il y ait diffamation, il doit y avoir un dommage.  Un animateur de radio a beau affirmé qu\\\'un tel est un imbécile cela ne veut pas dire que les membres de l\\\'audience partage l\\\'avis de l\\\'animateur et/ou que l\\\'opinion de l\\\'animateur  fait changer l\\\'opinion du public face à cette personne.  Dans le cas du député et de Jean Charest leurs actions sont plus domageable à leurs réputions que le colibret qu\\\'un quelquonque animateur peut leur avoir accolé.
 

Genny 23/12/2007 02:56

Mais tout dépend du commentaire...attaqué le travail de quelqu'un, ça va. Mais, je trouve inaceptable que l'on attaque le physique d'une personne, surtout si elle est handicapé. Et, je siterais en exemple que Jeff a déja dit  en onde que quand il voyait Martin Deschamps, ça l'écoeurait...c'est trop.

Labinette 21/12/2007 22:48

BONNE FÊTE STÉPHANE!!!!!!Tout ce que tu désires! Je souhaite que tu sois choyé dans l année de tes 40 ans.

Julie Tremblay 21/12/2007 21:10

On n'est pas mieux dans les médias lorsque l'on donne la tribune à Chofie Chiasson, surtout lors de son passage à Tout le monde en parle, pour faire la promotion de son livre, alors que la cause était encore en Cour d'appel.  En plus que la fameuse équipe de Tout le monde en parle l'on fait passer avant Laurent Baffie qui attendait dans les coulisses jusqu'à minuit trente et qui a finalement claqué la porte.
Nous, les amateurs de Ardisson, voulions voir Baffie.  On a vue la Chofie Chiasson à la place.  Je suis encore très en colère contre l'équipe de Tout le monde en parle pour nous avoir fait manqué Baffie.
La Chofie vs Laurent Baffie!!!  J'en reviens pas encore!  Quel équipe de merde parfois à TMEP!
 

JF Gagné 21/12/2007 06:57

Délicat sujet, celui de la diffamation vs l'opinion.  Il est vrai que vous en avez été la cible plus souvent que beaucoup d'autres, bravo pour avoir pu persévérer aussi serènement que vous le faites, c'est une excellente source d'inspiration, en tout cas pour moi.
Évidemment, le contexte, la pertinence et surtout, la cible sont des éléments qui justement peuvent faire toute la différence entre une opinion et une diffamation.  Je crois que c'est là qu'un travail de recherches journalistiques BIEN fait, avec des sources crédibles, particulièrement dans un cas où l'on étale des ouïdires en ondes. 
Le problème d'une recherche bâclée, c'est l'effet boule de neige et surtout,  dans certains cas, les réactions qu'une telle diffamation peut provoquer.  Il est rendu tellement simple aujourd'hui de manipuler l'information, plusieurs représentants des médias sont assoiffés d'histoires et de potins afin d'avoir de bonnes cotes d'écoutes.  En négligeant les travaux de recherches minutieux, c'est alors que l'on franchit la barre de l'opinion vers une diffamation.  On surnomme Spin Doctor ceux qui influencent les opinions, et bien je propose aujourd'hui que l'on nomme Spin Slayer ceux qui font usage de la diffamation pour en venir à leur but.
Je ne m'étalerai pas sur toutes les conséquences graves de telles circonstances, mon expérience personnelle de cette année m'a démontré que le résultat est irréparable, aucune somme d'argent d'aucun tribunal ne pourra jamais effacer tous les torts faits.  
Le proverbe anglais dit.  you cannot unring the bell.   J'ignore d'ailleurs si le temps pourra vraiment réduire de façon significative les séquelles qui continuent à s'accumuler, même neuf mois plus tard.  Imaginez, on a même cru, à plus d'une reprise, que ça aurait pu pousser au suicide.  Au grand déplaisir de mes détracteurs, rien n'était plus loin de la vérité.
Il y a une marge entre exprimer une opinion personnelle sur un personnage public et  de saccager la réputation, de faire atteinte à la réputation d'une personne vivant des moments difficiles. 
Cette année, outre la bavure dont vous faites part à propos de Fillion, on a laissé planer le doute que le père de la petite Cedrika avait des attitudes suspectes. ou encore les  pseudos accusations des parents brittaniques de l'autre petite fille disparue en Espagne.
Tout ça, pour vendre des copies.