L'exil jusqu'en 2012

Publié le par Stéphane Gendron

Raymond Bachand - ancien manitou du Fonds de solidarité de la FTQ (actuellement sous enquête de la police) - propose d'intervenir financièrement dans le dossier du rachat du CH par des intérêts québécois. Et dire qu'il y a à peine quelques mois, on nous parlait de garder les deux mains sur le volant pour traverser la grave crise économique.

Qu'est-ce que le CH ? À peine 200 emplois directs de rémunération moyenne, et un amphithéâtre au centre-ville dont on refuse de payer les taxes foncières. Bien sûr, l'équipe est constituée de joueurs très bien payés en argent américain - avec un degré d'instruction douteux lorsque mis en relief avec la masse salariale. Le CH, c'est du spectacle, rien de plus.

Le CH, c'est une équipe parmi tant d'autres d'un sport professionnel pour le bénéfice d'une classe de gens qui ont les moyens de se payer une sortie de temps à autres au Centre Bell. Rien de cela n'est accessible au commun des mortels que nous sommes. Et bien croyez-le ou non, Bachand est prêt à allonger 100M$ en débentures et faire de l'argent avec le CH en prêtant au nouveau groupe québécois intéressé par l'achat du jou-jou-à-gosses-de-riches. "Un montant modeste de 100M$" a spécifié Bachand. Modeste? J'ai épuisé mes qualificatifs pour décrire Bachand. Franchement, je n'ai plus de vocabulaire assez grossier pour décrire le sinistre personnage.

Quel est le rôle de l'État? À quoi doivent servir les fonds publics et le régime de retraite de la fonction publique? Depuis quand une Caisse de retraite publique ou un Gouvernement est légitimé d'investir dans du sport professionnel au sein même d'une industrie qui est plus que florissante et qui n'a rien à voir avec les missions essentielles de ce même État? Aider Guy Laliberté, René Angelil et je ne sais qui d'autres ?!

Alors qu'on réussit tant bien que mal à faire des miracles avec des riens dans nos régions, et qu'on peine à soutenir la misère humaine loin des grands centres comme Montréal ou Québec, on se demande si la vie et la contribution à la société en vallent encore la peine. Des gens comme Raymond Bachand ont le don de vous faire vomir le peu de respect qu'il nous reste envers cette classe bourgeoise politicienne.

Investir dans la vente du CH à des intérêts québécois: un restant de table et de bonnes bouteilles de vin - en espérant que les commentaires de Bachand l'ont été sous l'effet de l'alcool.

Et si le CH devait disparaître ? Que devrait faire l'État alors ? RIEN.

Pour lire le compte rendu de Sylvain Larocque de la Presse canadienne, cliquez ici.

Stéphane Gendron

Publié dans huntingdon

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Claude Arsenault 29/04/2009 17:27

Peut-être la CDP aurait avantage a investir dans l'achat du CH en devenant Propriétaire. A mon humble avis le CH bien administré est plus rentable que le papier commercial ! Mais il faut se souvenir et savoir que tout ce que les gouvernements, actuel et passés, ont gérés au Quebec, s'est terminé en désastre financier. Une Société est adulte lorsqu'elle peut se prendre en main et faire le ménage en expulsant la pourriture Politique  d'un systèm qui ne l'est moins.

Jean Lespérance 29/04/2009 06:11

Enrichir des millionnaires ne m'intéressent pas du tout. Est-ce qu'on exporte de l'équipement de hockey, des bâtons, des chandails comme autrefois? Non, alors on laisse tomber. C'est comme investir dans la Formule 1 des sommes astronomiques et faire du bénévolat pour enrichir du monde déjà riche, c'est ridicule.Il n'y a pas que le hockey sur terre. On doit regarder plus loin. Pourquoi avoir créé Investissement Québec quand on a déjà la Société Générale de Financement? C'est comme la poche gauche et la poche droite de la même personne. Est-ce que le conseil d'administration du Fonds Teralys va se voter des salaires de fous et des options?
Je m'étonne d'un prêt de 50 millions à Alcoa, plus riche que Bill Gates. Sans voir le contrat, je suis à peu près certain qu'on en reverra jamais la couleur. Et puis 100 millions à AbitibiBowater, c'est trop si la compagnie ne se réoriente pas vers un autre secteur. Quand il n'y a plus de bois, on ne fait pas de miracles. Des petites entreprises peuvent créer beaucoup plus d'emplois avec un million que des grosses parce que dans les grosses les dirigeants sont voraces et avalent des millions en salaires, bonus et avantages de toutes sortes. Et quand on ne côtoie que ces grands dirigeants, on s'imagine que c'est normal. Mais au pays des Bougon, le copinage l'emporte sur la bonne gestion. Ce n'est pas tout de créer des emplois, de monter des entreprises, il faut savoir les protéger. Là-dessus, nos gouvernements se conduisent comme de parfaits imbéciles. Alors, comme on dit, on n'est pas sorti du bois.

Jean Lespérance 29/04/2009 06:09

Enrichir des millionnaires ne m'intéressent pas du tout. Est-ce qu'on exporte de l'équipement de hockey, des bâtons, des chandails comme autrefois? Non, alors on laisse tomber. C'est comme investir dans la Formule 1 des sommes astronomiques et faire du bénévolat pour enrichir du monde déjà riche, c'est ridicule.Il n'y a pas que le hockey sur terre. On doit regarder plus loin. Pourquoi avoir créé Investissement Québec quand on a déjà la Société Générale de Financement? C'est comme la poche gauche et la poche droite de la même personne. Est-ce que le conseil d'administration du Fonds Teralys va se voter des salaires de fous et des options?
Je m'étonne d'un prêt de 50 millions à Alcoa, plus riche que Bill Gates. Sans voir le contrat, je suis à peu près certain qu'on en reverra jamais la couleur. Et puis 100 millions à AbitibiBowater, c'est trop si la compagnie ne se réoriente pas vers un autre secteur. Quand il n'y a plus de bois, on ne fait pas de miracles. Des petites entreprises peuvent créer beaucoup plus d'emplois avec un million que des grosses parce que dans les grosses les dirigeants sont voraces et avalent des millions en salaires, bonus et avantages de toutes sortes. Et quand on ne côtoie que ces grands dirigeants, on s'imagine que c'est normal. Mais au pays des Bougon, le copinage l'emporte sur la bonne gestion. Ce n'est pas tout de créer des emplois, de monter des entreprises, il faut savoir les protéger. Là-dessus, nos gouvernements se conduisent comme de parfaits imbéciles. Alors, comme on dit, on n'est pas sorti du bois.

Jean Coutu 29/04/2009 01:30


Trouvé dans la section des petites annonces classées du Journal de Mourial :
- Échangerais club de hockey contre hôpitaux et médecins. Si intéressé, appelé au: 1-800-gouvernementdansl'trou -
Jean Coutu

Sylvain 28/04/2009 20:44

La caisse de dépôt aurait avantage à acheter le Canadiens tout comme Teachers a acheté les Maple Leafs. Avec des profits de 45 millions annuels et un coût d'achat de 450 millions cela signifie un rendement annuel de 10%, i.e. un excellent rendement.