Julie Boulet avoue.

Publié le par Stéphane Gendron

Dans une entrevue de fond avec le quotidien Le Nouvelliste des Trois-Rivières, la Ministre Julie Boulet s'interroge sur son avenir politique. Cet exercice en soi est sain pour toute personne impliquée à fond dans la vie publique.

Lorsque l'on devient la "propriété" du peuple, le fardeau à porter est lourd, que l'on soit en politique ou dans le domaine du public en général. De plus, la politique est ingrate et la critique est houleuse et sans pitié. Ça fait parti de la job, comme on dit souvent entre nous. La politique n'est pas faite pour les être faibles et sans colonne.

Or, c'est l'incident de la limousine qui roulait trop vite "pendant qu'elle dormait" qui viendrait remettre en cause son avenir politique ! Un incident ridicule à la con qu'elle a elle-même amplifié comme l'aurait fait Britney Spears. Vous vous souviendrez que Boulet avait jeté le dévolu coupable sur son chauffeur argumentant qu'elle s'était endormie dans les minutes qui suivaient son entrée dans la limo. Personne ou bien peu ont cru la Ministre.

"Personnellement, ça vient me chercher comme individu ces choses-là. Je ne dois pas avoir encore la carapace assez dur. Ça me fait mal. Ça fait plus mal que n’importe quel autre dossier politique. Ce sera sans doute LA raison pour laquelle je partirai."

Voir cette entrevue avec la journaliste Louise Plante en cliquant ici.

En accusant son chauffeur, la Ministre avait l'occasion de se tourner la langue des milliers de fois. Elle a tout de même fait cette déclaration accusatrice qui a fait d'elle la risée du Québec entier. Tant pis pour elle.

L'histoire nous dira si la réforme de la sécurité routière de Boulet n'aura été qu'un grand mensonge démagogique. À part l'obligation basée sur les pneus d'hiver heureusement bonifiée par les partis d'Opposition, le reste n'aura été qu'un amas ridicules de mesures matriarcales. Rien de plus. S'en prendre au 0,08 sur la base de sauver des vies (ce qui était un faux argument sans base scientifique), à la vitesse et aux publicités performantes n'a fait qu'augmenter le ridicule sur la Ministre.

Il est tout de même inquiétant de savoir que nous sommes gouvernés par des gens sans envergure politique. Je m'imagine mal Monique Jérôme-Forget ou Pauline Marois tenir un discours aussi faiblard que Julie Boulet.

La dernière fois qu'une Ministre s'est mise à pleurer de la sorte, nous avions eu l'ancienne Duchesse du Carnaval de Québec, Carole Théberge qui avait présidée à la catastrophique réforme du réseau des CPE. Une réfome inutile, mal pilotée et qui avait dérapé. La preuve: le réseau ne s'est aucunement amélioré. Carole avait fait la démonstration de son incapacité politique à gérer des dossiers d'envergure.

Encore une fois, Boulet a fait la démonstration qu'elle n'a pas les capacités pour occuper la fonction ministérielle. Jean Charest a eu tort de nommer des gens en fonction d'un sexe ou de l'autre. Cessons de lui donner des fleurs pour un Conseil des Ministres à parité hommes/femmes. L'obsession de la parité sexuelle au sein du Conseil des Ministres est une idée tellement idiote et débile qu'il y a de quoi se poser des questions sur les capacités mentales de nos élus lorsqu'ils gère l'État québécois. Charest aurait dû laisser son amitié personnelle de côté pour Boulet et se baser sur la compétence. Boulet aurait pu ainsi jouer son rôle paisible de simple députée d'arrière-banc. En attendant, qu'elle prenne sa pilule.

Stéphane Gendron


Publié dans huntingdon

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Manon 30/12/2007 05:54

Boulet est un méchant boulet pour la société, qu'elle aille dormir chez elle.,.,..,.Pétace..

Lorraine 24/12/2007 14:53

Dehors les incompétents!  La morale de cette histoire:  il faut être un très bon menteur pour arriver â nous faire accroire certaines choses.  Si on fait un tour de table, nos politiciens sont tous des menteurs mais très peu de très bons menteurs.  Mais même un bon menteur ne doit pas resté en poste.  Y'a trop de dossiers importants qui demandent d'être gérés avec beaucoup de compétence. 
Quand un PM se vante d'avoir formé son cabinet avec autant de femmes que d'hommes, ça vaut quoi finalement si les compétences ne sont pas la.
Bonne journée tout le monde.
Lorraine

Sylvain Lacroix 24/12/2007 04:21

Bonsoir Monsieur Gendron et Joyeux Noël encore une fois.
Entre vous et moi Mme Julie Boulet n'a plus la capacité de rester en politique et cela vous l'avez dit très souvent ce que j'ai constaté.
C'est la goûte qui a débordé le vase quand elle a dit à tout les citoyens Québecois de respecter les limites de vitesse et de conduire prudemment et elle s'est fait prendre les culottes baissés lorsque que son chauffeur de sa limousine conduisant à des vitesses folles sur les autoroutes de la province.
Et quelle met la faute sur celui-ci et que elle dormait. Ils ne sont pas mieux l'un que l'autre et ils sont de connivance.
Car c'est évident que c'est elle qui lui à dit de rouler au dessus de la limite permise.
Elle à récoltée ce qu'elle a semé. Tant pis pour elle.
Qu'elle démissionne sur le champ.
Au Revoir et à Bientôt.
Sylvain Lacroix

Jean Bottari 23/12/2007 19:29

Salut Stéphane,
Mme. la ministre va peut-être faire son meilleur choix depuis son élection. Il est évident que cette femme n,a pas ce qu'il faut pour nous représenter. L'incident des dosettes, alors qu'elle était pharmacienne, les routes et viaducs en décrépitiudes et dernierement les excès de vitesse.  Mme. Boulet n'a pris aucun blame. Elle a plutot fait le choix de blamer son chauffeur et garde du corps prétextant qu'elle dormait. Comme la majorité des membres de ce gouvernement elle dort au gaz depuis sa première élection en 2003! Il est temps qu'elle laisse sa place. Je souhaite que son comté soit perdu par le PLQ qui ne mérite pas notre confiance. Bon débarras Mme. la ministre!

Labinette 23/12/2007 17:56

Entièrement d accord avec toi, Stéphane.1) C est quoi l affaire de nommer des femmes parce qu elles sont femmes? C est pas une chose à faire si on veut donner de la crédibilité aux femmes en général car des affaires de même, nous discréditent.2) L affaire de la limousine: elle aurait dû prendre le blâme en disant que son chauffeur n avait pas suivi ses instructions (si instructions il y avait). Elle a agi comme une gamine qui s est fait prendre la main dans le sac.3) La politique n est pas un club de tricot où l on échange de bons conseils en sirotant un thé et des sandwichs aux concombres. Ça prend une rigueur intellectuelle et une estime de soi suffisament forte pour tenir quand la tempête se lève.